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Elle le quitte car un accident de moto l’a paralysé

Samedi 18 février 2012

J'ai cassé avec mon petit ami il y a deux mois. Je l'aimais vraiment et je me sens perdue et coupable, mais je n'avais pas le choix. Il est paralysé depuis un an, suite à un accident de moto et je ne me sens plus capable d'assumer. Je ne supporte plus de le voir dans cet état, allongé dans un lit, dépendant de toutes les personnes qui l'entourent.

Nous avions prévu de nous marier l'été dernier, quelques mois après son accident. On vivait une belle histoire depuis trois années et nous nous sentions prêts à franchir le cap. Seulement voila, sa moto, c'était sa vie. Il passait son temps avec elle et c'est elle qui lui a ruiné son avenir. Il partait souvent des weekends complets avec ses amis motards et je le laissais faire avec une angoisse sourde qui me picotait le ventre. Un soir, un numéro que je ne connaissais pas s'est affiché sur mon téléphone et on m'a annoncé l'accident. Il était dans le coma.  Les médecins pensaient qu'il s'en sortirait avec de grosses séquelles. Effectivement, il ne pourra plus jamais se servir de ses bras, ni de ses jambes. C'est devenu un légume. J'étais dans tous mes états et comme je l'aimais plus que tout, j'ai décidé de rester à ses côtés malgré tout et de m'en occuper. Mais après l'accident, il est devenu mauvais. Il me parlait comme à une esclave et je ne rétorquais pas parce que je savais que c'est son état qui le rendait si antipathique. Je pouvais comprendre ce qu'il ressentait.

Au bout d'une année de souffrances où je ne vivais que pour lui rendre service, j'ai craqué. J'ai rencontré un homme qui me draguait et qui m'a dit que je n'avais payé ses erreurs, qu'il fallait que je pense un peu à moi si je ne voulais pas gâcher ma vie. Même si je n'ai pas aimé entendre ce discours, je dois reconnaitre qu'il avait raison. Quel avenir me restait-il avec lui? On ne pouvait même plus avoir de relations sexuelles. On ne pouvait plus être ensemble, ni se marier. Tout était fichu. Ce soir là, j'ai accepté les avances de cet homme et j'ai couché avec lui. Durant nos ébats, je n'ai vu que le visage de mon petit ami et je culpabilisais de la faute que je commettais. Mais j'étais au moins redevenue pour un court instant, une femme. Je n'ai pas accepté de revoir cet homme, mais j'ai pris la décision de quitter mon ami pour de bon. Seulement je ne savais pas comment lui annoncer la chose.

Un soir, devant la télé, après avoir fini ses soins, je me suis effondrée à côté de lui et je lui ai avoué que j'étais à bout de nerfs, et que je ne pouvais plus supporter cette situation. Il n'a pas réagi à ce que je disais. Il est resté le regard fixé sur la télévision en m'écoutant. Quand il a compris où je voulais en venir, j'ai vu les larmes dans ses yeux. Je lui ai avoué que je l'avais trompé quelques jours auparavant et que lui et moi, c'était fini depuis son accident. Plus jamais on ne pourrait vivre comme avant. De sa voix tremblante, il m'a dit qu'il me comprenait, que je pouvais partir même s'il avait envie de me supplier de ne pas l'abandonner. Il m'a affirmé qu'il n'avait pas le droit de me demander de sacrifier ma vie pour un « handicapé ». Je l'ai trouvé très dure avec lui même, mais très courageux. Les jours suivants, avant de quitter la maison, je lui ai laissé mon numéro de téléphone et je lui ai bien précisé qu'il pouvait compter sur moi s'il avait besoin, mais depuis deux mois, il n'a pas rappelé. Je pense qu'il a gardé cette fierté, et que même s'il était décomposé quand je suis partie, il restera toujours digne.

Je ne peux pas m'empêcher de me dire que je suis un monstre, que j'ai laissé l'homme de ma vie croupir tout seul dans son coin, mais je ne pouvais vraiment plus supporter cette façon de vivre. J'aurai fini par en mourir. Cela ne veut pas dire que je ne l'aime plus. Hélas, je l'aime toujours, mais il n'est plus l'homme que j'ai connu au début et qui m'a fait vivre ces trois années de bonheur que je ne pourrai jamais oublier. Notre relation est morte avec sa moto. J'ai encore du mal à me persuader de m’intéresser à d'autres hommes mais je fais quelques efforts et j'accepte des rendez-vous. Je ne conçois toujours pas de me redonner corps et âme à quelqu'un d'autre. Pour moi, il restera toujours l'homme de ma vie, celui qui aurait du être mon époux. Et si les miracles existent, je souhaite qu'un jour il puisse se lever de son lit et revivre à nouveau. Je vais essayer d'aimer encore mais jamais au grand jamais quelqu'un ne le remplacera. Les gens doivent penser que je suis un monstre, et que je ne suis pas digne de retrouver l'amour, mais j'ai essayé, j'ai vraiment essayé, et je souffre de l'avoir perdu à cause de ce stupide accident. Il me manque beaucoup et quand je me remémore nos moments, je sombre dans la déprime. Il fallait que je parte de la pour ne pas avoir à le détester un jour. C'est un homme tellement gentil, attirant et courageux... Je regrette que le destin ait choisi de nous empêcher de vivre note amour. Jamais je ne pourrai l'oublier.

Il lui dit qu’il va quitter sa femme pour elle

Mercredi 6 octobre 2010

Elle a 20 ans, il en a 30 et a déjà une femme mais il ne cesse de lui dire qu'il va la quitter pour elle. Un jour, il lui dit que sa femme est enceinte et qu'il va donc rester avec, alors qu'il lui avait promis qu'ils ne couchaient plus ensemble.

Je l'ai rencontré dans un bar. J'étais de sortie avec mes copines. C'était l'ami d'un des serveurs et on a tout de suite sympathisé. Il était plus âgé que moi. J'ai 20 ans et il en a 30. La différence d'âge ne m'a jamais ennuyée. Le problème c'est qu'il est marié. Il ne me l'a pas caché. Il me l'a dit tout de suite, mais il m'a aussi dit qu'ils ne s'entendaient plus et qu'ils n'allaient pas tarder à mettre un terme à leur histoire. Je m'étais toujours dit que les hommes mariés, ce n'était pas pour moi, mais lui, il était vraiment différent des autres. Enfin... Je le pensais. J'ai tout de suite flashé sur son physique et il a flashé sur le mien. Après la soirée, on a décidé de se revoir, et au bout de plusieurs fois, on s'est embrassé. Je suis tout de suite tombée amoureuse de lui.

Pendant un an, on s'est vu régulièrement. Il m'emmenait au restaurant, au cinéma. Nous sommes même allés passer un weekend à Paris. Je ne sais pas ce qu'il racontait à sa femme pour pouvoir partir si longtemps, mais comme son travail lui faisait faire des déplacements, je pense qu'il jouait avec ça. Au bout de quelques mois, il m'a dit qu'il m'aimait et qu'il voudrait faire sa vie avec moi. Je ne demandais que ça moi! Je n'avais jamais osé lui parler de sa femme avant ça, mais là, il me tendait une perche. Je lui ai alors demandé s'il avait décidé de parler de moi à sa femme, et quand il le ferait. Il m'a promis que ce n'était qu'une question de temps, qu'ils ne s'entendaient plus et que la rupture allait bientôt suivre, mais que, comme elle avait quelques soucis de santé, il préférait attendre un peu avant de lui en parler. Je me suis montrée très compréhensive et patiente. Je continuais à le voir quand il pouvait. A l'intérieur de moi, j'étais hanté par la peur qu'il ne la quitte jamais et qu'il finisse par se lasser de moi. C'est ce qui est arrivé. Il m'a bien prise pour une belle poire!

Au bout de 7 mois, j'ai vraiment commencé à m'impatienter. Je ne pouvais plus supporter de le savoir dans les bras d'une autre quand il n'était pas avec moi. Même s'il me disait qu'entre eux, il n'y avait plus rien, j'avais du mal à le concevoir. Un jour, je l'ai croisé au supermarché. Il était avec elle, main dans la main, et il a fait semblant de ne pas m'avoir vu, alors qu'on s'est croisé. J'étais dans tous mes états. Le soir, il a demandé a me voir et c'est là que je lui ai dit que je lui laissais deux mois pour quitter femme. S'il ne le faisait pas, on arrêterait notre histoire pour de bon. Il s'est mis à pleurer et m'a dit qu'il ne pourrait pas vivre sans moi. Il m'a donc promis qu'il prendrait son courage à deux mains et lui avouerait tout. Les deux mois se sont écoulés et, bien sure, il n'a pas tenu sa promesse. Mais il m'a supplié de lui laisser un mois supplémentaire et qu'ensuite, on pourrait enfin vivre ensemble sans se cacher, comme un vrai couple. J'ai voulu le croire et je lui ai donc accordé ce mois supplémentaire. C'est là qu'il s'est mis à changer. Il est devenu moins gentil et jaloux de tous les hommes. Il a commencé à  faire des scènes et à me reprocher de vouloir le remplacer, alors que je ne voulais que faire ma vie avec lui. Je ne comprenais pas ce changement soudain et je me suis dit que c'est uniquement parce qu'il avait peur que je ne l'attende pas.

A la fin du mois, il m'a annoncé qu'il me quittait. Il m'a dit qu'il avait pris la décision de rester avec sa femme parce qu'il était certain qu'elle l'aimait vraiment. Il avait voulu lui avouer, soit disant, mais elle lui a annoncé qu'elle était en ceinte. Mon cœur s'est mis à battre très fort et je n'ai pas pu retenir ma colère ni mes larmes. Je l'ai insulté de menteur et je lui ai reproché de m'avoir fait perdre mon temps toute cette année. Ce n'est qu'un mec qui a joué avec moi! Moi je l'aimais et j'étais prête à tous les sacrifices pour lui alors que je n'étais à ses yeux qu'une maitresse, qu'un passe-temps quand il s'ennuyait. Il m'avait juré qu'il ne couchait plus avec sa femme et ensuite il m'annonce qu'ils vont avoir un bébé. Il s'est bien fichu de moi. Je suis tiraillée entre la tristesse et la rancœur. Je l'aimais réellement. Je n'ai pas triché. Mais lui il m'a menti tout le temps. J'ai l'impression que je ne suis pas un être digne d'être aimé, que je suis juste une bonne poire que l'on peut embobiner facilement. Comment j'ai pu être aussi stupide. J'aurais du écouter mes amis qui me disaient que s'il avait l'intention de quitter sa femme, il l'aurait déjà fait. Je suis vraiment trop stupide. Maintenant, je me retrouve seule pendant que Monsieur s'apprête à jouer au père et au mari modèle. Je le déteste... Mais il me manque et je l'aime encore. Ses bras et le son de sa voix me manquent. Je vais avoir beaucoup de mal à l'oublier.

Je sortais avec un homme plus âgé que moi

Mardi 27 juillet 2010

Elle sort avec Marc, un homme bien plus âgé qu'elle. Choqué, son entourage fait tout pour leur mettre des bâtons dans les roues. Du coup, Marc va la quitter mais elle ne parvient pas à s'y faire.

J'ai 17 ans. J'aurai ma majorité dans six mois. Ça fait ans que je fréquente un homme en cachette de mes parents. Je me doutais bien qu'ils n'accepteraient pas notre relation. Marc est plus âgé que moi. Il a 35 ans. Je sais que ça peut paraitre stupide, et même mes amis me disent parfois qu'un homme de son âge avec une jeune comme moi, ce n'est pas normal, que ça doit cacher quelque chose. Mais moi je sais qu'il m'aime, qu'il est sincère et j'espère qu'on fera notre vie ensemble.

Il y a une semaine, alors qu'il venait me chercher à la sortie de mon lycée comme tous les soirs, ma mère est venue elle aussi. Elle n'a jamais pris la peine de venir me chercher. C'est sure, quelqu'un lui a parlé de nous. Moi je ne l'ai pas vu tout de suite et je me suis donc précipitée dans les bras de mon amoureux. J'ai senti alors quelqu'un me tirer par le bras. C'était ma mère. Elle ne m'a pas regardé tout de suite. Elle fixait mon petit copain droit dans les yeux, d'un air écœuré, outré. Il lui a dit bonjour, elle n'a pas répondu. Elle s'est mise à lui hurler dessus, a lui demander s'il n'avait pas honte de détourner des jeunes de mon âge, que ce n'était qu'un pervers et qu'elle déposerait une plainte sur lui s'il en me laissait pas tranquille. C'était la honte de ma vie. Tous les lycéens nous regardaient. Marc a essayé de lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de pervers, que ses intentions étaient pures et honorables, mais elle lui a ordonné de se taire et a hurler que ce n'était pas normal qu'un homme de son âge s'intéresse à une gamine et qu'il ne devait pas être totalement fini dans sa tête pour ne pas déjà être marié avec quelqu'un de sa génération. Il n'a pas voulu faire de scandales, il s'est laissé faire. J'ai essayé de faire taire ma mère, mais elle m'a envoyé sur les roses en me disant que je n'étais qu'une gamine, que je ne pouvais pas encore comprendre, que j'étais encore trop naïve et qu'on en parlerait à la maison. J'avais surtout peur de la réaction de mon père quand il l'apprendrait. Marc m'a donc regardé d'un air triste et il est parti. J'étais en larme et je comptais bien tout essayer pour le faire accepter dans la famille.

Quand mon père l'a appris, il s'est mise dans une rage folle et a essayé de me faire comprendre qu'à mon âge, il fallait que je m'intéresse à des jeunes comme moi. Je lui ai crié que je ne voulais pas de ces gamins, que je l'aimais vraiment et que je voulais faire ma vie. Je lui en voudrai toute ma vie d'avoir semé le doute dans ma tête. Il m'a dit qu'à mon âge, c'était normal que je me sente amoureuse , mais que ça me passerait et qu'un homme de son expérience ne pouvait pas m'aimer pour ce que je suis, parce que je suis encore une gamine, même si j'ai le corps d'une femme. C'est juste ça qui l'intéresse mais il ne pourra jamais partager autre chose avec moi. J'avoue que dans la confusion j'y ai cru un instant. J'ai été envoyé dans ma chambre et depuis je n'ai plus le droit de sortir toute seule. Ma mère, mes cousines ou ma tante sont toujours la pour me surveiller. Mais ils ne savent pas que tout ça ne sert à rien...

Je lui ai téléphoné ce soir là en cachette. Il était très distant mais toujours gentil avec moi. Je lui ai dit que j'étais vraiment désolée pour ce qui s'était passé mais qu'on trouverait un moyen pour se voir, même si j'étais surveillée. Et il m'a quitté. Il m'a dit que cette situation le fatiguait, qu'il m'aimait mais qu'il savait que lui et moi ça ne pourrait pas fonctionner. Mes parents s'opposeront toujours à notre relation et il ne veut pas être le déclencheur d'un conflit de famille. il m'a dit de vivre ma vie d'adolescente, de profiter au maximum de mes amis, des jeunes de mon âge, et que si nos chemins doivent se recroiser un jour, ils se recroiseront. Je l'ai supplié de ne pas m'abandonner, mais il a raccroché. Depuis, ça fait une semaine que je ne dors plus, que je ne mange plus. Je ne vis plus. J'ai l'impression que personne ne me comprend et que j'ai perdu ma seule raison de vivre.

Mes parents pensent que je fais un caprice de gamine parce que je ne peux pas le voir. Les cons... Ils ne savent même pas qu'on a rompu. Ils m’ont fait peut être perdre à tout jamais l'homme de ma vie et ça, jamais je ne pourrai leur pardonner. Je leur dois mes larmes, mon cœur qui me fait mal. J'ai l'impression qu'il va se briser à chaque minute. Je me sens si fragile... Je n'ai pas envie de vivre sans lui... Je n'ai même pas envie de retourner au Lycée. Je voudrais pouvoir m'endormir et me réveiller à mes 18 ans ou je pourrai choisir de me mettre avec qui je veux. Et je le choisirai lui. Et si mes parents n'acceptent pas, ils ne me verront plus. Mais c'est dans 6 mois. Est-ce qu'il m'attendra? Est-ce qu'il ne va pas me remplacer avec une femme?

Il fait passer le travail avant leur histoire d’amour. Prétexte?

Lundi 4 janvier 2010

L'homme de sa vie privilégie sa carrière à leur histoire d'amour et décide de prendre un poste à l'étranger. Et si ce n'était qu'un prétexte pour mettre fin à leur relation?

Bonjour, je m'appelle Virginie. Je viens d'avoir vingt-cinq ans et j'écris pour parler de Matthieu. Ce garçon était pour moi l'homme de ma vie. On s'était rencontrés au lycée. J'étais en seconde, lui en Terminale. Il était le frère du petit ami de l'époque de ma meilleure amie. On se croisait occasionnellement en soirée mais on ne se parlait pas. Entre moi, mes bagues et mon surpoids, lui et ses longs cheveux sales et son acné…ça devait y être pour beaucoup. Je suis partie à la fac sur Paris et je l'ai donc perdu de vue durant les deux seules années de médecine que j'ai supportées là-bas.  Je suis revenue et j'ai fait une école de kiné où j'ai eu la surprise de le retrouver. Il était le seul que je connaissais dans l'école et il s'est tout de suite proposé de m'aider pour les cours, lui étant en dernière année. Il m'a avoué plus tard que c'était parce que je lui plaisais depuis toujours qu'il avait sauté sur cette occasion. Il avait changé et était devenu très mignon. C'était quelqu'un de calme et de réfléchi et sa présence m'apaisait toujours. On se retrouvait souvent le soir pour réviser jusqu'au jour où l'on s'est embrassé. Je ne me souviens plus très bien de comment ça s'est passé, je n'en ai de toute façon pas envie. Il me semble que nous étions tous deux un peu ivres, quoiqu'il en soit, depuis ce jour nous ne nous sommes plus quittés. J'avais vingt ans, il en avait vingt-trois. Nous formions un joli couple aux yeux de tous. Notre complicité avait eu le temps de s'installer au fil des jours et nous filions le parfait amour. On s'est installés ensemble au bout de six mois, de toute façon, avant cela, nous passions toujours tout notre temps chez l'un ou l'autre. C'était vraiment génial, nous vivions en parfaite harmonie, il finissait mes phrases ou moi les siennes. Je n'avais jamais connu ça avant. C'était aussi le premier homme avec qui je restais aussi longtemps.

Il a trouvé du travail en stage chez un kiné de la région à la fin de ses études. A ce moment là, il me restait trois ans à faire. Ces trois années, je les ai passées facilement, grâce à lui car quand il ne m'aidait pas pour les cours, sa gentillesse et sa prévenance me rassérénaient. J'avais l'impression que notre couple était en parfait équilibre mais je me suis lourdement trompée. Il a suffi d'une offre d'emploi pour tout ficher en l'air. C'était il y a tout juste un an et c'est arrivé quand j'ai fini mon cursus. Ce boulot, à la base, c'est moi qui l'aie trouvé. Une place de rêve au salaire confortable. Le seul bémol ? C'était au Canada et pour moi il était hors de question de tout quitter pour partir là-bas. J'ai été stupide de lui en parler mais je ne m'attendais pas à sa réaction. Il a approuvé mon choix de vouloir rester et quand j'ai eu le dos tournée, il s'est jeté sur l'annonce et a postulé !

Il a eu des lettres de recommandations de son maître de stage et de ses anciens professeurs. Il a été accepté. J'ai reçu la nouvelle comme un coup de poing. Je crois qu'on s'est disputé pour la première fois de notre histoire. Je me sentais trahie mais lui ne concevait pas les choses de cette façon. Pour lui, la carrière passait avant tout. On s'est fait la tête plusieurs jours. Je suis partie en vacances chez mes parents.  J'espérais qu'il change d'avis et reste puis j'en ai discuté avec des copines et j'ai vu les choses sous un autre angle. De leur coté, elles m'ont engagé à foncer et à partir avec lui. Après tout, pourquoi pas ? Cela semblait une opportunité mais c'est là que je suis tombée de haut. Quand je l'ai retrouvé, je lui ai dit que j'étais prête à le suivre. Il avait son billet, déjà tout planifié. Il m'a clairement annoncé qu'il partait sans moi, que c'était pour lui l'occasion de repartir sur de bonnes bases et qu'il ne me voyait pas dans cet avenir qui l'attendait. Je suis tombée des nues et j'en pleure encore aujourd'hui en me rappelant ses mots.  A l'époque, j'ai pensé que notre dispute était à l'origine de son départ soudain mais il m'a avoué qu'il y pensait depuis longtemps mais ne savait comment me le dire, que ce job était pour lui l'occasion rêvée d'une rupture claire et nette.

Cela fait bientôt un an qu'il est parti et je n'ai plus de nouvelles. J'ai l'impression qu'on me l'a arraché, comme s'il était mort dans un accident tragique. Je n'arrive toujours pas à comprendre son départ, à comprendre pourquoi il ne m'a pas parlé de ses doutes, moi qui nous croyais en harmonie.  Depuis, je ne mange plus, je ne sors plus. Je n'arrive pas à me résoudre à me séparer de ses affaires et tout est encore là, comme s'il pouvait rentrer ce soir comme si de rien n'était. Je l'aime toujours et cela me bouffe complètement. Je n'arrive plus à repartir, à chercher du travail, à sortir, voir des amis. C'est comme si ma vie s'était arrêtée et je cherche sans cesse la réponse à son départ. Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal, ni pourquoi il ne m'a rien dit. Je n'en dors plus la nuit, je suis épuisée et tient à peine debout, sans compter les crises d'angoisse qui me rongent l'estomac. J'ai juste envie d'une chose, faire le deuil de cette relation mais je n'ai aucun moyen de le joindre pour entendre une vraie raison à sa fuite. Personne ne le peut d'ailleurs car il a même coupé les ponts avec ses parents. Je suis totalement désespérée, je ne sais plus que faire pour m'en sortir. On dit que le temps est le meilleur moyen pour guérir mais cela fait déjà presque un an et je ne vois toujours pas le bout du tunnel.

Mise enceinte et larguée à l’approche de la quarantaine

Samedi 26 décembre 2009

Alors qu'en pense avoir trouvé l'amour à l'approche de la quarantaine, Suzy, qui connaît enfin le bonheur d'être mère, va se rendre compte de la lâcheté des hommes.

Je m'appelle Suzy et j'ai trente-sept ans. Je suis responsable de la comm dans un grand groupe que je ne permettrai pas de citer. Cela a son importance dans mon histoire. Je suis une femme active comme on dit, dynamique, je n'arrête pas une seconde. La seule chose qui me manquait était d'avoir un enfant. J'avais trente-deux ans quand j'ai rencontré Frédéric. Il venait d'être changé de service dans ma boîte et s'est retrouvé à travailler sous mes ordres. J'étais persuadée ne pas avoir le temps pour une relation, je m'étais même renseignée pour faire un bébé toute seule mais quand j'ai rencontré cet homme charmant, intelligent et plein d'humour, tout mon petit monde s'est écroulé.

Je me suis mise à penser à moi, juste moi. J'avais du mal à me concentrer sur mon travail. Il ne faut pas confondre, je n'ai pas eu le coup de foudre, mais quand je voyais la gentillesse de cet homme je me disais que mon appartement était bien vide, et que finalement avoir un enfant sans père n'était peut-être pas une bonne idée. Nous avons travaillé un an ensemble dans des relations strictes de travail mais les choses ont changé lors d'un pot de fin d'année. Nous fêtions un gros contrat, le soir, dans l'entreprise. Le champagne coulant à flot a dû délier les langues et plus personne ne voulait parler boulot après le rush que nous avions affronté. Frédéric était là, il naviguait de groupe en groupe pour parler un peu à tout le monde, sauf avec moi. Il m'évitait soigneusement et cela m'avait énervé au-delà de toute raison. Il était tard quand nous avons quitté le bâtiment, chacun repartant de son côté. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je l'ai arrêté par le bras et je me souviens l'avoir vertement engueulé de ne pas être venu me voir. Il est tombé des nues. Il m'a avoué que je lui faisais peur, d'une part parce que j'étais son boss, d'autre part parce que je le regardais toujours méchamment, que j'étais agressive avec lui.

Cela m'avait stupéfaite. J'étais ivre et ses reproches m'ont fait pleurer, moi qui me vantais de n'avoir aucun accès de faiblesse. Il est resté longtemps pour que je me calme puis il m'a reconduite chez moi avec ma voiture pour repartir en taxi. Sans broncher, sans dire un mot, il m'avait écouté vidé mon sac pendant plus d'une heure, libérer tout le stress qui me rongeait.  Le lendemain, je m'étais senti extrêmement mal vis-à-vis de lui, j'avais honte. Lui restait égal à lui-même et jamais d'ailleurs il ne m'a rappelé cette "crise". Le midi, nous avions déjeuné ensemble pour la première fois, ce qui devait devenir une habitude quotidienne. De fil en aiguille, nous nous sommes rapprochés, je ne sais plus exactement comment. Pour des raisons pratiques, il louait une chambre de bonne minable dans le 18ème, il est rapidement venu vivre chez moi. Au début comme des colocs, puis par la force des choses nous sommes devenus amants, au sens romantique du terme. Il arrivait à avoir cette force extraordinaire pour nous deux. Il me temporisait et m'aider à aller de l'avant. Mes résultats n'ont d'ailleurs jamais été aussi bons que ces trois années là.  Mon instinct de mère a finalement repris le dessus. On dit que l'amour dure trois ans et là, nous entamions la quatrième, nous étions prêts. Je n'osais lui en parler, je pensais qu'il était trop tôt pour notre couple mais c'est lui qui a fait le premier pas.

Tout s'est fait naturellement. Il me semble que je suis tombée enceinte deux mois après l'arrêt de ma pilule. J'ai travaillé pratiquement jusque la fin de ma grossesse. Tout devait se passer au mieux, j'étais censée arriver au sommet du bonheur : compagnon idéal, carrière brillante, enfant à naître… mais voilà, il y a eu un hic. Mon enfant tant attendu, ma petite Sarah, est handicapée.  Nous n'avons rien vu à la naissance, tout s'est déclaré environ trois mois plus tard et déjà à ce moment là elle a dû être lourdement opérée pour un problème de cœur. Mon monde parfait s'effondrait. Frédéric m'a soutenue du mieux qu'il pouvait, mais il était à bout de force, je le comprends maintenant. Un jour il a dit stop. Supporter mes crises d'angoisse, la maladie de notre enfant, c'était trop pour lui et il m'a abandonnée, petit à petit. Il a d'abord trouvé un poste dans une autre boîte, puis a pris de longues vacances chez ses parents en Province. A ce moment là, je pensais qu'il souhaitait juste décompresser, en réalité, il cherchait à me sevrer. Il m'a annoncé qu'il me quittait avec cette même distance blasée qu'il pouvait avoir sur tout. Moi je n'en revenais pas. Comment pouvait-il partir au moment où j'avais le plus besoin de lui ? C'était il y a un an, et il est parti de ma vie comme il était venu, sans prévenir mais en chamboulant tout ce en quoi je croyais. Ma fille a un an aujourd'hui. Je dois l'emmener deux fois par semaine chez le kiné en sachant qu'elle ne marchera pas, et ne parlera peut-être pas.

Il n'a pas eu le courage d'affronter cette épreuve. J'ai sans doute, des torts, j'ai peut-être été trop dépendante de lui mais je n'arrive pas à me sentir coupable. Il aurait dû rester, au moins pour notre fille. Je sais maintenant que j'aurais dû faire ce que j'avais prévu dès le départ, avoir un enfant toute seule. Je ne regrette pas la naissance de Sarah, c'est ma fille, ma chair, je l'aime passionnément mais c'est terriblement dur toute seule.  Chaque fois que je vois ses yeux sombres, je pense à son père et j'ai le sentiment de devoir vivre face à ce miroir toute ma vie. Lui, je ne veux plus en entendre parler. Sa lâcheté me dégoûte. Je suis sûre d'une chose, je ne laisserai plus un homme entrer dans ma vie.

Il la quitte pour sa meilleure amie

Lundi 23 novembre 2009

Comment réagiriez-vous si votre petit ami partait avec votre meilleure copine? Voici un témoignage envoyé par Aurélie qui traite d'un cas de ce type.

Je ne sais pas encore comment me remettre de ce qui vient de m'arriver il y a un mois. J'avais un petit copain depuis presque trois ans. Il était tout ce que j'avais. On s'était rencontrés au lycée. On était dans la même classe. C'était un garçon très gentil et il plaisait à toutes les filles. Comme il était un peu timide, j'avais fait le premier pas, en lui écrivant une lettre d'amour aidée de ma meilleure amie. Je pense que j'aurais dû voir plus tôt ce qui allait arriver. Pendant les trois années passées avec lui, on faisait souvent des sorties avec ma meilleure amie. On allait au cinéma, on passait des journées entières dans des fêtes foraines. Ils s'entendaient à merveille. En fait... J'ai toujours su au fond de mon cœur qu'elle lui plaisait plus que moi. Mais c'était moi sa petite amie, et il m'a dit tant de fois qu'il m'aimait! Elle aussi, je sentais bien qu'elle était attirée par lui, même si elle prétendait le contraire. Je suis sure que si nous n'avions jamais été ensemble lui et moi, ils auraient formé un couple plus tôt. Moi qui suis très naïve, j'ai fermé les yeux et je les ai laissé avoir une amitié forte l'un pour l'autre. On était devenu un groupe inséparable et je n'ai pas peur d'avouer que ca me faisait plaisir. Et puis elle était ma meilleure amie et je n'aurai jamais pensé qu'elle puisse me faire une chose pareille. Et surtout, j'ai cru qu'il l'avait oublié... j'ai vraiment cru qu'il gardait juste une grande sympathie pour elle, mais que j'avais réussi à le faire s'intéresser à moi et uniquement à moi. Bref, il y a un mois, il m'a téléphoné et a demandé à ce qu'on se retrouve dans un parc pour discuter. J'étais vraiment très heureuse parce que je ne l'avais pas vu depuis une semaine à cause de la préparation de ses examens. En tant que petite amie dévoué à son homme, j'avais jugé nécessaire de le laisser tranquille toute cette semaine pour qu'il puisse réviser ses leçons en paix et réussir ses examens. Je ne me doutais pas de ce qui allait se produire durant ces sept jours sans moi. Après le lycée, je n'ai pas suivi sa voie. Moi je suis partie dans une école de théâtre et lui dans une fac de lettres, comme elle... Ils sont dans la même classe.

Bref, toute heureuse de sa proposition, je l'ai retrouvé dans ce parc où on aimait aller tous les trois. Il était souriant mais avait l'air distant et vraiment étrange. Alors au bout d'un moment je lui ai demandé s'il allait bien, pensant qu'il avait peut-être loupé ses examens. Et c'est là qu'il m'a suggéré qu'on parle de nous. Il m'a dit que lui et moi, on ne pouvait pas continuer comme ça, qu'il ne pouvait plus se cacher la vérité ni me mentir, et que s'il attendait encore, j'allais en souffrir encore plus. J'ai tout de suite compris où il voulait en venir et je n'avais vraiment pas envie d'en parler. J'ai essayé de lui expliquer que ce qu'il disait n'avait pas de sens, qu'on était heureux ensemble et que si ce n'était pas le cas, on ne serait pas ensemble depuis si longtemps. C'est là qu'il a vidé son sac... Il m'a dit que depuis le début, il était très amoureux de ma meilleure amie, qu'il l'avait toujours aimé, mais que, comme il avait été trop vite avec moi et qu'elle était mon amie, il n'osait pas tenter quelque chose. Il m'a dit qu'il m'aimait vraiment beaucoup, que je resterai toujours quelqu'un de très cher pour lui, mais qu'il ne voulait pas passer à côté de quelque chose... C'est là que j'ai compris qu'ils s'étaient vus en mon absence, alors que je le pensais en train de réviser sagement. Elle lui a avoué ses sentiments en pleurant et lui a demandé de faire un choix. Il m'a juré qu'ils n'avaient encore rien fait. Ils se sont juste pris dans les bras l'un de l'autre, mais elle lui a demandé de faire un choix, et il l'a choisi elle. Je n'arrive pas à comprendre. Pourquoi elle et pas moi? Qu'est-ce qu'elle a de plus que moi? C'est moi qui l'ai aimé durant ces trois années! C'est moi qu'il a aimé! Est-ce que ses mots d'amour étaient à chaque fois des mensonges? Est-ce qu'il pensait à elle quand il me les disait ou quand il me faisait l'amour? C'est insupportable! Et elle? Pourquoi est-ce qu'elle était mon amie? Pour se rapprocher de lui? Pourquoi m'avoir aidé à sortir avec au lycée si elle l'aimait? Et pourquoi l'avoir nié quand je lui ai posé clairement la question... Le pire de tout, c'est qu'elle lui a interdit de me parler et qu'il ne me regarde même plus quand on se croise dans la rue. Même pas un bonjour alors qu'on a partagé tant de choses! Et quand je suis allée la trouver, elle m'a simplement dit qu'elle était désolée mais qu'elle ne pouvait plus se taire et qu'elle ne pensait pas qu'on pourrait rester amis tous les trois. Je me suis faite doublée, évincée... Je ne sais pas quoi faire pour me vider la tête et oublier. Je ne pourrais jamais tirer un trait sur lui. Il me manque et je lui en veux. Quant à elle, je voudrais la voir souffrir comme je souffre aujourd'hui.

Une rupture comme une autre

Mardi 17 novembre 2009

La rupture de Julie qui pensait avoir trouvé l'âme soeur. Elle raconte ses quatre années d'amour avant la fin d'une relation sentimentale en laquelle elle avait cru.

Il n'y a pas grand chose à en dire. C'est une histoire comme une autre, une rupture comme une autre. Je veux juste savoir comment faire pour oublier, comment tourner la page. Comment dormir la nuit sans rêver de lui ou encore comment ne pas y penser.

Ça faisait quatre années qu'on était ensemble. Durant ces quatre années, il y a eu des hauts comme des bas. Mais globalement, je peux affirmer qu'on s'entendait bien et qu'on partageait plein de choses. Par exemple, on aimait tous les deux l'animation japonaise, la musique et manger au restaurant. Les deux premières années ont été superbes. On se voyait tous les jours et en règle générale on s'amusait bien. Et puis il est parti faire son stage de fin d'étude à Paris. A partir de là, on ne s'est plus vu que les week-ends. Il revenait le vendredi soir et repartait le dimanche. Il fallait alors s'organiser pour réussir à voir sa famille et la mienne tout en ne négligeant pas notre couple. On ne vivait pas ensemble. J'ai un appartement étudiant dans la ville où j'étudie et lui un appartement dans Paris. Cette situation qui devait être éphémère est devenue notre quotidien. Je l'ai accepté parce que je voulais qu'il soit épanoui dans ce qu'il faisait et qu'il n'ait pas à me reprocher plus tard que je l’empêchais de faire ce qu'il aime. Peut-être que c'est ça mon tort, peut-être que je n'aurai jamais du être compréhensive.

Bref, deux mois avant notre séparation, je l'ai trouvé très étrange. Il avait changé. Il ne me parlait plus comme avant. J'étais devenue son pote. Plus de câlins, plus d'attention comme un homme amoureux. Il était sans cesse en train de me reprocher que je ne comprenais pas son sentiment envers la musique. Il me disait aussi les moments où on riait qu'on aurait fait de superbes amis. Je sentais bien que quelque chose se tramait et comme je devais partir quelques mois dans un autre pays pour mes études, je voulais crever l'abcès avant. Sauf que lorsque je lui en parlais, il me disait que je me faisais des idées. Un jour, au téléphone, je lui ai demandé clairement s'il m'aimait encore et il m'a répondu qu'il ne savait pas. La veille de mon départ, il s'est montré très tendre et je me suis dit qu'au final, mon départ allait peut-être ressouder ce qui s'était brisé sans que je ne fasse quoi que ce soit.

En fait, c'est tout le contraire. Une fois partie, il a attendu une semaine pour me demander un break de deux mois que j'ai refusé, ce qui a fini sur une rupture. Autant dire tout de suite que ces deux mois à l'étranger ont été un véritable cauchemar. Je devais sans cesse me montrer heureuse et souriante alors que j'avais juste envie de pleurer, de m'allonger et de ne plus me relever. Quand je suis revenu, j'ai du insister pour enfin avoir une explication.

Je n'ai rien fait... Ce n'est pas moi, c'est lui. Il est perdu. Il ne peut plus assumer notre histoire de couple. Ses sentiments ont changé. Pourquoi? Pour rien! Comme ça! Paf, une lubie! J'étais sure qu'une autre fille se cachait derrière tout ça. J'ai fait mes recherches bien approfondies mais je n'ai strictement rien trouvé. Pendant un moment on ne s'est plus parlé. Aujourd'hui ca va faire 5 mois que l'on est séparé et on se reparle régulièrement. Il m'envoie des mails tous les jours, on se téléphone et on se voit même. Il se montre très gentil, m'offre des cadeaux et je n'arrive pas à cerner... Est-ce pour se déculpabiliser? Est-ce qu'il m'aime encore? Y a t-il un moyen pour que je le récupère?

Le pire de tout c'est que je ne pensais vraiment pas réagir comme ça. Je pensais que le fait de partir allait m'aider à l'oublier. Je ne pensais pas l'aimer autant. Je dis toujours qu'il n'est pas l'amour de ma vie. J'en ai aimé seulement un comme une folle et je ne l'ai pas gardé. Mais je pense que je fais fausse route. Je ne sais pas comment faire pour l'oublier et m'intéresser à quelqu'un d'autre. Les autres hommes me paraissent fades. Il faut toujours que je les compare. Et comment faire pour retrouver autant de complicité avec quelqu'un d'autre? Comment partager autant de choses? On aimait la même chose. On pouvait parler de tout. Il m'avait soutenu à la mort de mon meilleur ami comme personne ne l'aurait fait. Quand je suis loin de lui et que j'y pense, je ne peux m'empêcher de dire que c'est un connard. Mais en face de lui, je perds toute volonté. Je n'arrive pas à lui en vouloir et pourtant, au fond de moi je le déteste de m'avoir abandonné comme ça, et d'être tout mielleux. Je suis sure que lui non plus ne peut pas se passer de nos moments, et pourtant, quand je lui parle d'un éventuel retour, il esquive le sujet. Il fait comme si je n'avais rien dit ou demandé. Il ne parle pas de ce qu'il ressent, comme si il n'en avait rien à foutre? Est-ce qu'il essaie réellement de faire de moi sa simple amie? Je ne veux pas être une simple amie! Des amis j'en ai des tas! Je veux qu'il soit mon petit ami. Comment faire pour qu'il comprenne et qu'il revienne. Rien que le fait de penser qu'il pourrait se mettre avec une autre, je deviens folle.

La curiosité est un vilain défaut

Dimanche 8 novembre 2009

Un chagrin d'amour à Lille. Pamela nous raconte comment elle s'est fait avoir par un garçon qu'elle pensait amoureux d'elle.

Les yeux rivés au sol, je compte les écailles de la rue de Béthune, longue voie pavée et animée, cœur commercial de Lille. Cela fait deux mois que je vis ici, je ne connais personne ici, à part lui, enfin, connaître est un grand mot. J'ai quitté Paris et ses lumières, mon travail, mes amis et ma famille pour lui.  Lui et ses yeux d'un bleu limpide, son large sourire que je pensais m'être exclusivement réservé. J'ai été stupide, peut-être, ou simplement amoureuse…

Je me souviens, c'était il y a un an. Baladeur sur les oreilles, écharpe sur le nez, je fonçais tête baissée hors du métro à Châtelet.  A Paris, on s'habitue vite aux bousculades et je n'ai pas fait attention cette fois-là. Je n'ai même pas sursauté quand il est venu tapoter mon épaule pour me rendre mon portefeuille miraculeusement apparu dans sa main. Je venais d'essuyer une averse et une nuit blanche, les cheveux sales, les yeux cernés, je ne m'étais jamais sentie aussi moche mais lui avait semblé s'en ficher.

Son sourire en coin révolver et son regard percèrent mon cœur, ses doigts effleurant les miens. J'avais eu la présence d'esprit de vouloir le remercier d'un café. En y pensant, j'aurais mieux fait de me mordre la langue. Plus tard, j'ai appris que c'était lui qui m'avait volée, pour attirer mon attention, j'aurais dû comprendre à ce moment là qu'il n'était pas tout à fait sain d'esprit.

Suite à cette rencontre, je n'avais eu de cesse de penser à lui, son allure désinvolte, son habileté à parler de tout et de rien en dégageant pourtant un charisme incroyable. C'était dingue, je comprenais à peine ses mots les plus simples tant sa présence magnétique brouillait mes perceptions. Encore aujourd'hui, je suis sous influence, je le sens, car lorsqu'il m'a dit tout à l'heure "Tu n'en vaux pas la peine", je n'ai même pas été capable de comprendre tout de suite l'acidité de ces mots.

Aujourd'hui encore, il pleut. Les couples se serrent sous de multiples parapluies colorées, certains rient, d'autres adoptent une expression de circonstance par ce temps. Nul ne me voit pleurer, mes larmes se mêlent à l'averse. J'ai froid. Je sers mon sac contre moi comme une peluche. J'ai mal. Rien ne parvient à apaiser mon cœur douloureux.

Nous nous sommes vus régulièrement pendant trois mois, jusqu'à ce qu'il me dise vouloir retrouver sa région. Je n'ai pas réfléchi une seconde, j'ai négligé les avertissements de mes amis et je l'ai aussitôt suivi. J'avais trouvé raisonnable sa volonté de ne pas vivre avec moi, après tout, notre couple était tout jeune, et j'ai loué un studio minuscule prêt de la gare.  Je n'ai jamais retrouvé de travail. Lui me promettait être sur "un gros coup" selon son expression. En attendant, je le dépannais du mieux que je pouvais. Cela m'importait peu car s'il était heureux, moi je l'étais deux fois plus.

J'ai froid à présent.  Je ne veux pas retrouver les murs exigus de mon appart. Il y a trop de souvenirs : nos photos, ses post-its sur le frigo, sa tasse préférée encore sur l'évier, le canapé-lit où nous faisions l'amour… Tout s'est fait petit à petit et j'étais aveugle. Son regard posé sur moi voyait plus loin que l'apparence, jusqu'aux trois pauvres chiffres de mon compte en banque. Je n'ai jamais été riche, ni n'en ai eu l'allure mais cela lui importait peu. Mieux valait une série d'amoureuses suffisamment naïves pour l'entretenir qu'une seule. Il visait sans doute la sécurité en agissant de la sorte mais c'est ce qu'il a perdu. La curiosité est un vilain défaut, il lui a suffi d'une faille dans son plan si parfait.

Ce matin, je me suis réveillée seule. Une fois de plus ou de trop, il est parti en pleine nuit mais cette fois-ci, il a oublié son portable. Ma première intention avait été de chercher un numéro où le joindre, de type parent ou boulot. Dans une liste comprenant presque exclusivement des "blonde 1", "blonde 2", "rousse de Lomme" ou autre, j'étais bien loin de trouver mon bonheur. En me reconnaissant dans "La parisienne", j'ai subitement compris : j'étais un numéro dans une liste, rien de plus…

J'étais déterminée à le retrouver où qu'il puisse être et par ironie du sort, c'est en quittant le métro que nos épaules se sont bousculées. Pour la première fois, j'ai vu son sourire factice, répété à la perfection comme un rôle savamment appris. Il n'a même pas remarqué mon émoi, pas avant que je n'ouvre la bouche et lui demande qui étaient ces femmes.  Il n'a pas pris de gants. Il n'a même pas cherché d'excuses.  "Ce sont mes logeuses" a-t-il souri. J'ai eu envie de le gifler mais je suis restée paralysée. Son discours m'a également paru prêt d'avance, son explication posée sur les avantages d'avoir plusieurs copines : Pas de loyer à payer, de repas à préparer, même pas besoin de bosser. Il se débrouillait comme cela depuis des années. Je ne me souviens plus de mes mots exacts mais je lui ai dit que cette situation était impossible pour moi. Il a ri.

"Tu n'en vaux pas la peine."

Cette phrase restera gravée au burin dans ma mémoire. Considérée comme une moins que rien, un objet, je ne sais plus si je dois être en colère ou pleurer toutes les larmes de mon corps.

J'erre en silence dans les rues de Lille, comme un fantôme que personne ne voit. Les battements de mon cœur semblent suivre le martèlement de la pluie, dans la douleur.  Les mots me semblent superflus pour exprimer la profondeur de mon désarroi. J'ai tout quitté pour lui, il m'a quittée comme si je n'étais rien, avec son sourire si parfait et enjôleur, la même expression que s'il me demandait gentiment l'heure.  Il pleut, mais aucune eau ne pourra panser la blessure. Pire, je n'arrive même pas à le haïr. Je ne sais combien de temps il me faudra pour renaître, mais peut-être simplement parce que "cela n'en vaut pas la peine."

Lancement de chagrindamour.net

Jeudi 5 novembre 2009

Chagrin d'amour (chagrindamour.net) a été créé pour recueillir des récits de ruptures et de réconciliations réels. La rupture amoureuse est un événement qui arrive à la plupart des personnes et pourtant, on a souvent de la peine à en parler. N'hésitez pas à coucher sur le papier (façon de parler) le récit de votre rupture et de la réconciliation s'il y en a une. Cela vous soulagera. Nous en publions sur ce site, ce qui permet de se rendre compte que tout le monde peut traverser ce genre d'épreuves.