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Il lui dit qu’il va quitter sa femme pour elle

Mercredi 6 octobre 2010

Elle a 20 ans, il en a 30 et a déjà une femme mais il ne cesse de lui dire qu'il va la quitter pour elle. Un jour, il lui dit que sa femme est enceinte et qu'il va donc rester avec, alors qu'il lui avait promis qu'ils ne couchaient plus ensemble.

Je l'ai rencontré dans un bar. J'étais de sortie avec mes copines. C'était l'ami d'un des serveurs et on a tout de suite sympathisé. Il était plus âgé que moi. J'ai 20 ans et il en a 30. La différence d'âge ne m'a jamais ennuyée. Le problème c'est qu'il est marié. Il ne me l'a pas caché. Il me l'a dit tout de suite, mais il m'a aussi dit qu'ils ne s'entendaient plus et qu'ils n'allaient pas tarder à mettre un terme à leur histoire. Je m'étais toujours dit que les hommes mariés, ce n'était pas pour moi, mais lui, il était vraiment différent des autres. Enfin... Je le pensais. J'ai tout de suite flashé sur son physique et il a flashé sur le mien. Après la soirée, on a décidé de se revoir, et au bout de plusieurs fois, on s'est embrassé. Je suis tout de suite tombée amoureuse de lui.

Pendant un an, on s'est vu régulièrement. Il m'emmenait au restaurant, au cinéma. Nous sommes même allés passer un weekend à Paris. Je ne sais pas ce qu'il racontait à sa femme pour pouvoir partir si longtemps, mais comme son travail lui faisait faire des déplacements, je pense qu'il jouait avec ça. Au bout de quelques mois, il m'a dit qu'il m'aimait et qu'il voudrait faire sa vie avec moi. Je ne demandais que ça moi! Je n'avais jamais osé lui parler de sa femme avant ça, mais là, il me tendait une perche. Je lui ai alors demandé s'il avait décidé de parler de moi à sa femme, et quand il le ferait. Il m'a promis que ce n'était qu'une question de temps, qu'ils ne s'entendaient plus et que la rupture allait bientôt suivre, mais que, comme elle avait quelques soucis de santé, il préférait attendre un peu avant de lui en parler. Je me suis montrée très compréhensive et patiente. Je continuais à le voir quand il pouvait. A l'intérieur de moi, j'étais hanté par la peur qu'il ne la quitte jamais et qu'il finisse par se lasser de moi. C'est ce qui est arrivé. Il m'a bien prise pour une belle poire!

Au bout de 7 mois, j'ai vraiment commencé à m'impatienter. Je ne pouvais plus supporter de le savoir dans les bras d'une autre quand il n'était pas avec moi. Même s'il me disait qu'entre eux, il n'y avait plus rien, j'avais du mal à le concevoir. Un jour, je l'ai croisé au supermarché. Il était avec elle, main dans la main, et il a fait semblant de ne pas m'avoir vu, alors qu'on s'est croisé. J'étais dans tous mes états. Le soir, il a demandé a me voir et c'est là que je lui ai dit que je lui laissais deux mois pour quitter femme. S'il ne le faisait pas, on arrêterait notre histoire pour de bon. Il s'est mis à pleurer et m'a dit qu'il ne pourrait pas vivre sans moi. Il m'a donc promis qu'il prendrait son courage à deux mains et lui avouerait tout. Les deux mois se sont écoulés et, bien sure, il n'a pas tenu sa promesse. Mais il m'a supplié de lui laisser un mois supplémentaire et qu'ensuite, on pourrait enfin vivre ensemble sans se cacher, comme un vrai couple. J'ai voulu le croire et je lui ai donc accordé ce mois supplémentaire. C'est là qu'il s'est mis à changer. Il est devenu moins gentil et jaloux de tous les hommes. Il a commencé à  faire des scènes et à me reprocher de vouloir le remplacer, alors que je ne voulais que faire ma vie avec lui. Je ne comprenais pas ce changement soudain et je me suis dit que c'est uniquement parce qu'il avait peur que je ne l'attende pas.

A la fin du mois, il m'a annoncé qu'il me quittait. Il m'a dit qu'il avait pris la décision de rester avec sa femme parce qu'il était certain qu'elle l'aimait vraiment. Il avait voulu lui avouer, soit disant, mais elle lui a annoncé qu'elle était en ceinte. Mon cœur s'est mis à battre très fort et je n'ai pas pu retenir ma colère ni mes larmes. Je l'ai insulté de menteur et je lui ai reproché de m'avoir fait perdre mon temps toute cette année. Ce n'est qu'un mec qui a joué avec moi! Moi je l'aimais et j'étais prête à tous les sacrifices pour lui alors que je n'étais à ses yeux qu'une maitresse, qu'un passe-temps quand il s'ennuyait. Il m'avait juré qu'il ne couchait plus avec sa femme et ensuite il m'annonce qu'ils vont avoir un bébé. Il s'est bien fichu de moi. Je suis tiraillée entre la tristesse et la rancœur. Je l'aimais réellement. Je n'ai pas triché. Mais lui il m'a menti tout le temps. J'ai l'impression que je ne suis pas un être digne d'être aimé, que je suis juste une bonne poire que l'on peut embobiner facilement. Comment j'ai pu être aussi stupide. J'aurais du écouter mes amis qui me disaient que s'il avait l'intention de quitter sa femme, il l'aurait déjà fait. Je suis vraiment trop stupide. Maintenant, je me retrouve seule pendant que Monsieur s'apprête à jouer au père et au mari modèle. Je le déteste... Mais il me manque et je l'aime encore. Ses bras et le son de sa voix me manquent. Je vais avoir beaucoup de mal à l'oublier.

Mise enceinte et larguée à l’approche de la quarantaine

Samedi 26 décembre 2009

Alors qu'en pense avoir trouvé l'amour à l'approche de la quarantaine, Suzy, qui connaît enfin le bonheur d'être mère, va se rendre compte de la lâcheté des hommes.

Je m'appelle Suzy et j'ai trente-sept ans. Je suis responsable de la comm dans un grand groupe que je ne permettrai pas de citer. Cela a son importance dans mon histoire. Je suis une femme active comme on dit, dynamique, je n'arrête pas une seconde. La seule chose qui me manquait était d'avoir un enfant. J'avais trente-deux ans quand j'ai rencontré Frédéric. Il venait d'être changé de service dans ma boîte et s'est retrouvé à travailler sous mes ordres. J'étais persuadée ne pas avoir le temps pour une relation, je m'étais même renseignée pour faire un bébé toute seule mais quand j'ai rencontré cet homme charmant, intelligent et plein d'humour, tout mon petit monde s'est écroulé.

Je me suis mise à penser à moi, juste moi. J'avais du mal à me concentrer sur mon travail. Il ne faut pas confondre, je n'ai pas eu le coup de foudre, mais quand je voyais la gentillesse de cet homme je me disais que mon appartement était bien vide, et que finalement avoir un enfant sans père n'était peut-être pas une bonne idée. Nous avons travaillé un an ensemble dans des relations strictes de travail mais les choses ont changé lors d'un pot de fin d'année. Nous fêtions un gros contrat, le soir, dans l'entreprise. Le champagne coulant à flot a dû délier les langues et plus personne ne voulait parler boulot après le rush que nous avions affronté. Frédéric était là, il naviguait de groupe en groupe pour parler un peu à tout le monde, sauf avec moi. Il m'évitait soigneusement et cela m'avait énervé au-delà de toute raison. Il était tard quand nous avons quitté le bâtiment, chacun repartant de son côté. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je l'ai arrêté par le bras et je me souviens l'avoir vertement engueulé de ne pas être venu me voir. Il est tombé des nues. Il m'a avoué que je lui faisais peur, d'une part parce que j'étais son boss, d'autre part parce que je le regardais toujours méchamment, que j'étais agressive avec lui.

Cela m'avait stupéfaite. J'étais ivre et ses reproches m'ont fait pleurer, moi qui me vantais de n'avoir aucun accès de faiblesse. Il est resté longtemps pour que je me calme puis il m'a reconduite chez moi avec ma voiture pour repartir en taxi. Sans broncher, sans dire un mot, il m'avait écouté vidé mon sac pendant plus d'une heure, libérer tout le stress qui me rongeait.  Le lendemain, je m'étais senti extrêmement mal vis-à-vis de lui, j'avais honte. Lui restait égal à lui-même et jamais d'ailleurs il ne m'a rappelé cette "crise". Le midi, nous avions déjeuné ensemble pour la première fois, ce qui devait devenir une habitude quotidienne. De fil en aiguille, nous nous sommes rapprochés, je ne sais plus exactement comment. Pour des raisons pratiques, il louait une chambre de bonne minable dans le 18ème, il est rapidement venu vivre chez moi. Au début comme des colocs, puis par la force des choses nous sommes devenus amants, au sens romantique du terme. Il arrivait à avoir cette force extraordinaire pour nous deux. Il me temporisait et m'aider à aller de l'avant. Mes résultats n'ont d'ailleurs jamais été aussi bons que ces trois années là.  Mon instinct de mère a finalement repris le dessus. On dit que l'amour dure trois ans et là, nous entamions la quatrième, nous étions prêts. Je n'osais lui en parler, je pensais qu'il était trop tôt pour notre couple mais c'est lui qui a fait le premier pas.

Tout s'est fait naturellement. Il me semble que je suis tombée enceinte deux mois après l'arrêt de ma pilule. J'ai travaillé pratiquement jusque la fin de ma grossesse. Tout devait se passer au mieux, j'étais censée arriver au sommet du bonheur : compagnon idéal, carrière brillante, enfant à naître… mais voilà, il y a eu un hic. Mon enfant tant attendu, ma petite Sarah, est handicapée.  Nous n'avons rien vu à la naissance, tout s'est déclaré environ trois mois plus tard et déjà à ce moment là elle a dû être lourdement opérée pour un problème de cœur. Mon monde parfait s'effondrait. Frédéric m'a soutenue du mieux qu'il pouvait, mais il était à bout de force, je le comprends maintenant. Un jour il a dit stop. Supporter mes crises d'angoisse, la maladie de notre enfant, c'était trop pour lui et il m'a abandonnée, petit à petit. Il a d'abord trouvé un poste dans une autre boîte, puis a pris de longues vacances chez ses parents en Province. A ce moment là, je pensais qu'il souhaitait juste décompresser, en réalité, il cherchait à me sevrer. Il m'a annoncé qu'il me quittait avec cette même distance blasée qu'il pouvait avoir sur tout. Moi je n'en revenais pas. Comment pouvait-il partir au moment où j'avais le plus besoin de lui ? C'était il y a un an, et il est parti de ma vie comme il était venu, sans prévenir mais en chamboulant tout ce en quoi je croyais. Ma fille a un an aujourd'hui. Je dois l'emmener deux fois par semaine chez le kiné en sachant qu'elle ne marchera pas, et ne parlera peut-être pas.

Il n'a pas eu le courage d'affronter cette épreuve. J'ai sans doute, des torts, j'ai peut-être été trop dépendante de lui mais je n'arrive pas à me sentir coupable. Il aurait dû rester, au moins pour notre fille. Je sais maintenant que j'aurais dû faire ce que j'avais prévu dès le départ, avoir un enfant toute seule. Je ne regrette pas la naissance de Sarah, c'est ma fille, ma chair, je l'aime passionnément mais c'est terriblement dur toute seule.  Chaque fois que je vois ses yeux sombres, je pense à son père et j'ai le sentiment de devoir vivre face à ce miroir toute ma vie. Lui, je ne veux plus en entendre parler. Sa lâcheté me dégoûte. Je suis sûre d'une chose, je ne laisserai plus un homme entrer dans ma vie.