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Il fait passer le travail avant leur histoire d’amour. Prétexte?

Lundi 4 janvier 2010

L'homme de sa vie privilégie sa carrière à leur histoire d'amour et décide de prendre un poste à l'étranger. Et si ce n'était qu'un prétexte pour mettre fin à leur relation?

Bonjour, je m'appelle Virginie. Je viens d'avoir vingt-cinq ans et j'écris pour parler de Matthieu. Ce garçon était pour moi l'homme de ma vie. On s'était rencontrés au lycée. J'étais en seconde, lui en Terminale. Il était le frère du petit ami de l'époque de ma meilleure amie. On se croisait occasionnellement en soirée mais on ne se parlait pas. Entre moi, mes bagues et mon surpoids, lui et ses longs cheveux sales et son acné…ça devait y être pour beaucoup. Je suis partie à la fac sur Paris et je l'ai donc perdu de vue durant les deux seules années de médecine que j'ai supportées là-bas.  Je suis revenue et j'ai fait une école de kiné où j'ai eu la surprise de le retrouver. Il était le seul que je connaissais dans l'école et il s'est tout de suite proposé de m'aider pour les cours, lui étant en dernière année. Il m'a avoué plus tard que c'était parce que je lui plaisais depuis toujours qu'il avait sauté sur cette occasion. Il avait changé et était devenu très mignon. C'était quelqu'un de calme et de réfléchi et sa présence m'apaisait toujours. On se retrouvait souvent le soir pour réviser jusqu'au jour où l'on s'est embrassé. Je ne me souviens plus très bien de comment ça s'est passé, je n'en ai de toute façon pas envie. Il me semble que nous étions tous deux un peu ivres, quoiqu'il en soit, depuis ce jour nous ne nous sommes plus quittés. J'avais vingt ans, il en avait vingt-trois. Nous formions un joli couple aux yeux de tous. Notre complicité avait eu le temps de s'installer au fil des jours et nous filions le parfait amour. On s'est installés ensemble au bout de six mois, de toute façon, avant cela, nous passions toujours tout notre temps chez l'un ou l'autre. C'était vraiment génial, nous vivions en parfaite harmonie, il finissait mes phrases ou moi les siennes. Je n'avais jamais connu ça avant. C'était aussi le premier homme avec qui je restais aussi longtemps.

Il a trouvé du travail en stage chez un kiné de la région à la fin de ses études. A ce moment là, il me restait trois ans à faire. Ces trois années, je les ai passées facilement, grâce à lui car quand il ne m'aidait pas pour les cours, sa gentillesse et sa prévenance me rassérénaient. J'avais l'impression que notre couple était en parfait équilibre mais je me suis lourdement trompée. Il a suffi d'une offre d'emploi pour tout ficher en l'air. C'était il y a tout juste un an et c'est arrivé quand j'ai fini mon cursus. Ce boulot, à la base, c'est moi qui l'aie trouvé. Une place de rêve au salaire confortable. Le seul bémol ? C'était au Canada et pour moi il était hors de question de tout quitter pour partir là-bas. J'ai été stupide de lui en parler mais je ne m'attendais pas à sa réaction. Il a approuvé mon choix de vouloir rester et quand j'ai eu le dos tournée, il s'est jeté sur l'annonce et a postulé !

Il a eu des lettres de recommandations de son maître de stage et de ses anciens professeurs. Il a été accepté. J'ai reçu la nouvelle comme un coup de poing. Je crois qu'on s'est disputé pour la première fois de notre histoire. Je me sentais trahie mais lui ne concevait pas les choses de cette façon. Pour lui, la carrière passait avant tout. On s'est fait la tête plusieurs jours. Je suis partie en vacances chez mes parents.  J'espérais qu'il change d'avis et reste puis j'en ai discuté avec des copines et j'ai vu les choses sous un autre angle. De leur coté, elles m'ont engagé à foncer et à partir avec lui. Après tout, pourquoi pas ? Cela semblait une opportunité mais c'est là que je suis tombée de haut. Quand je l'ai retrouvé, je lui ai dit que j'étais prête à le suivre. Il avait son billet, déjà tout planifié. Il m'a clairement annoncé qu'il partait sans moi, que c'était pour lui l'occasion de repartir sur de bonnes bases et qu'il ne me voyait pas dans cet avenir qui l'attendait. Je suis tombée des nues et j'en pleure encore aujourd'hui en me rappelant ses mots.  A l'époque, j'ai pensé que notre dispute était à l'origine de son départ soudain mais il m'a avoué qu'il y pensait depuis longtemps mais ne savait comment me le dire, que ce job était pour lui l'occasion rêvée d'une rupture claire et nette.

Cela fait bientôt un an qu'il est parti et je n'ai plus de nouvelles. J'ai l'impression qu'on me l'a arraché, comme s'il était mort dans un accident tragique. Je n'arrive toujours pas à comprendre son départ, à comprendre pourquoi il ne m'a pas parlé de ses doutes, moi qui nous croyais en harmonie.  Depuis, je ne mange plus, je ne sors plus. Je n'arrive pas à me résoudre à me séparer de ses affaires et tout est encore là, comme s'il pouvait rentrer ce soir comme si de rien n'était. Je l'aime toujours et cela me bouffe complètement. Je n'arrive plus à repartir, à chercher du travail, à sortir, voir des amis. C'est comme si ma vie s'était arrêtée et je cherche sans cesse la réponse à son départ. Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal, ni pourquoi il ne m'a rien dit. Je n'en dors plus la nuit, je suis épuisée et tient à peine debout, sans compter les crises d'angoisse qui me rongent l'estomac. J'ai juste envie d'une chose, faire le deuil de cette relation mais je n'ai aucun moyen de le joindre pour entendre une vraie raison à sa fuite. Personne ne le peut d'ailleurs car il a même coupé les ponts avec ses parents. Je suis totalement désespérée, je ne sais plus que faire pour m'en sortir. On dit que le temps est le meilleur moyen pour guérir mais cela fait déjà presque un an et je ne vois toujours pas le bout du tunnel.

Mise enceinte et larguée à l’approche de la quarantaine

Samedi 26 décembre 2009

Alors qu'en pense avoir trouvé l'amour à l'approche de la quarantaine, Suzy, qui connaît enfin le bonheur d'être mère, va se rendre compte de la lâcheté des hommes.

Je m'appelle Suzy et j'ai trente-sept ans. Je suis responsable de la comm dans un grand groupe que je ne permettrai pas de citer. Cela a son importance dans mon histoire. Je suis une femme active comme on dit, dynamique, je n'arrête pas une seconde. La seule chose qui me manquait était d'avoir un enfant. J'avais trente-deux ans quand j'ai rencontré Frédéric. Il venait d'être changé de service dans ma boîte et s'est retrouvé à travailler sous mes ordres. J'étais persuadée ne pas avoir le temps pour une relation, je m'étais même renseignée pour faire un bébé toute seule mais quand j'ai rencontré cet homme charmant, intelligent et plein d'humour, tout mon petit monde s'est écroulé.

Je me suis mise à penser à moi, juste moi. J'avais du mal à me concentrer sur mon travail. Il ne faut pas confondre, je n'ai pas eu le coup de foudre, mais quand je voyais la gentillesse de cet homme je me disais que mon appartement était bien vide, et que finalement avoir un enfant sans père n'était peut-être pas une bonne idée. Nous avons travaillé un an ensemble dans des relations strictes de travail mais les choses ont changé lors d'un pot de fin d'année. Nous fêtions un gros contrat, le soir, dans l'entreprise. Le champagne coulant à flot a dû délier les langues et plus personne ne voulait parler boulot après le rush que nous avions affronté. Frédéric était là, il naviguait de groupe en groupe pour parler un peu à tout le monde, sauf avec moi. Il m'évitait soigneusement et cela m'avait énervé au-delà de toute raison. Il était tard quand nous avons quitté le bâtiment, chacun repartant de son côté. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je l'ai arrêté par le bras et je me souviens l'avoir vertement engueulé de ne pas être venu me voir. Il est tombé des nues. Il m'a avoué que je lui faisais peur, d'une part parce que j'étais son boss, d'autre part parce que je le regardais toujours méchamment, que j'étais agressive avec lui.

Cela m'avait stupéfaite. J'étais ivre et ses reproches m'ont fait pleurer, moi qui me vantais de n'avoir aucun accès de faiblesse. Il est resté longtemps pour que je me calme puis il m'a reconduite chez moi avec ma voiture pour repartir en taxi. Sans broncher, sans dire un mot, il m'avait écouté vidé mon sac pendant plus d'une heure, libérer tout le stress qui me rongeait.  Le lendemain, je m'étais senti extrêmement mal vis-à-vis de lui, j'avais honte. Lui restait égal à lui-même et jamais d'ailleurs il ne m'a rappelé cette "crise". Le midi, nous avions déjeuné ensemble pour la première fois, ce qui devait devenir une habitude quotidienne. De fil en aiguille, nous nous sommes rapprochés, je ne sais plus exactement comment. Pour des raisons pratiques, il louait une chambre de bonne minable dans le 18ème, il est rapidement venu vivre chez moi. Au début comme des colocs, puis par la force des choses nous sommes devenus amants, au sens romantique du terme. Il arrivait à avoir cette force extraordinaire pour nous deux. Il me temporisait et m'aider à aller de l'avant. Mes résultats n'ont d'ailleurs jamais été aussi bons que ces trois années là.  Mon instinct de mère a finalement repris le dessus. On dit que l'amour dure trois ans et là, nous entamions la quatrième, nous étions prêts. Je n'osais lui en parler, je pensais qu'il était trop tôt pour notre couple mais c'est lui qui a fait le premier pas.

Tout s'est fait naturellement. Il me semble que je suis tombée enceinte deux mois après l'arrêt de ma pilule. J'ai travaillé pratiquement jusque la fin de ma grossesse. Tout devait se passer au mieux, j'étais censée arriver au sommet du bonheur : compagnon idéal, carrière brillante, enfant à naître… mais voilà, il y a eu un hic. Mon enfant tant attendu, ma petite Sarah, est handicapée.  Nous n'avons rien vu à la naissance, tout s'est déclaré environ trois mois plus tard et déjà à ce moment là elle a dû être lourdement opérée pour un problème de cœur. Mon monde parfait s'effondrait. Frédéric m'a soutenue du mieux qu'il pouvait, mais il était à bout de force, je le comprends maintenant. Un jour il a dit stop. Supporter mes crises d'angoisse, la maladie de notre enfant, c'était trop pour lui et il m'a abandonnée, petit à petit. Il a d'abord trouvé un poste dans une autre boîte, puis a pris de longues vacances chez ses parents en Province. A ce moment là, je pensais qu'il souhaitait juste décompresser, en réalité, il cherchait à me sevrer. Il m'a annoncé qu'il me quittait avec cette même distance blasée qu'il pouvait avoir sur tout. Moi je n'en revenais pas. Comment pouvait-il partir au moment où j'avais le plus besoin de lui ? C'était il y a un an, et il est parti de ma vie comme il était venu, sans prévenir mais en chamboulant tout ce en quoi je croyais. Ma fille a un an aujourd'hui. Je dois l'emmener deux fois par semaine chez le kiné en sachant qu'elle ne marchera pas, et ne parlera peut-être pas.

Il n'a pas eu le courage d'affronter cette épreuve. J'ai sans doute, des torts, j'ai peut-être été trop dépendante de lui mais je n'arrive pas à me sentir coupable. Il aurait dû rester, au moins pour notre fille. Je sais maintenant que j'aurais dû faire ce que j'avais prévu dès le départ, avoir un enfant toute seule. Je ne regrette pas la naissance de Sarah, c'est ma fille, ma chair, je l'aime passionnément mais c'est terriblement dur toute seule.  Chaque fois que je vois ses yeux sombres, je pense à son père et j'ai le sentiment de devoir vivre face à ce miroir toute ma vie. Lui, je ne veux plus en entendre parler. Sa lâcheté me dégoûte. Je suis sûre d'une chose, je ne laisserai plus un homme entrer dans ma vie.

Elle désirait un enfant, il la trompe avec un homme

Dimanche 29 novembre 2009

Pour Jessica, tout roulait avec son compagnon, c'était l'amour fou. Et puis est venue la question de faire un enfant, et patatra, la réaction de son amoureux a été pour la moins... étonnante!

J'étais avec mon concubin depuis 10 ans. Avec lui, ca a tout de suite été le coup de foudre, le grand amour de ma vie. Il est beau à faire fondre n'importe quelle fille et surtout, c'est un homme à l'écoute, qui était toujours là pour m'aider quand je n'avais pas le moral. Je l'ai rencontré il y a 10 ans et nous n'avons pas mis très longtemps à se mettre en ménage. Ensemble, on a fait des tas de choses. On sortait tous les week-end, on allait au cinéma, on allait en vacances à la neige ou au soleil...

Au bout de 5 ou 6 ans dans un bonheur total, quelque chose me manquait. Je voulais un enfant. Quand je lui en ai parlé, il a esquivé le sujet plusieurs fois, l'air bien embarrassé. Et plus je lui faisais part de ma demande, plus il se renfermait. J'avais même l'impression que le dialogue était devenu impossible. Un jour, dans une dispute, il m'a clairement fait comprendre qu'il ne supporterait pas d'avoir un enfant, d'être papa et de l'élever. Je l'ai évidemment très mal pris, parce que, pour moi, si tu aimes assez fort une personne, tu as forcément envie de procréer avec. C'est comme ca que ca se passe dans les couples normaux non? Alors j'ai pris cette réponse pour moi même et à partir de là, nous avons commencé à nous éloigner l'un de l'autre. J'avais une peur bleue qu'il me quitte, mais je me disais qu'avec le temps, ça finirait par arriver si on ne trouvait pas une solution. Seulement voila, je ne savais pas ce qui le chagrinait, et j'étais trop fière pour m'en intéresser. J'avais été attaquée en tant que femme et mon envie d'avoir un enfant était plus forte que tout. Au fil des années, c'est moi qui ai fini par me lasser, quand je me suis rendue compte que son choix était irrévocable, jai commencé à vouloir aller voir ailleurs. Il faut dire aussi qu'il était de moins en moins souvent à la maison. Il y a 15 jours, un soir, alors qu'il ne rentrait pas, j'ai acceptée l'invitation d'une amie dans un bar pour aller boire un verre. Je ne me doutai pas un seul instant de ce que j'allais voir. Mon amie était lesbienne et aimait fréquenter les bars où elle pourrait rencontrer l'âme sœur. Cela ne me dérangeait aucunement alors je l'ai suivi, lasse d'attendre toujours le retour de mon petit ami qui était devenu un fantôme à la maison. En entrant dans le bar, je l'ai tout de suite reconnu, dans un fauteuil, enlacé dans les bras d'un homme, l'embrassant fougueusement et tendrement...

Il ne m'a pas vu. Je me suis esquivée tout de suite et je suis rentrée chez moi. J'étais dégoûtée. Je ne comprenais pas bien... Je me sentais doublement trahis... Mais tout s'expliquait enfin. Quand il est rentré, j'étais décomposée, en larmes. Je n'ai pas pu m'empêcher de le fixer avec un air accusateur. Il est resté planté la et s'est mis à pleurer comme un enfant. A genoux, il pleurait toutes les larmes de son corps, et je restais là, sans bouger, à le fixer. J'avais mal de le voir dans cet état. J'aurai eu envie de le prendre dans mes bras et de le consoler comme un petit garçon, mais le sentiment de trahison passait au dessus. Il avait compris que je savais, ou alors, peut être avait-il été mis au courant par mon ami de ce que j'avais découvert. Pendant une semaine, je suis partie chez ma mère, sans aucunes explications, sans aucunes nouvelles. Et, hier, il est venu me voir. Il a frappé à la porte et m'a demandé de lui accorder un peu de temps pour m'expliquer. Autour d'un verre, j'ai accepté de l'écouter. Et il m'a tout raconté. Il avait toujours été attiré par les hommes. Mais il ne voulait pas faire de peine à son père et être rejeté par sa famille. Alors, comme tous les hommes "normaux", il a trouvé une femme et s'est mis en ménage. Il m'a juré qu'il ne m'a jamais trompé avant cette année, et que mon désir d'avoir un enfant avait tout réveillé en lui. Mais il ne m'a pas choisi au hasard. Je lui plaisais vraiment et on partageait tellement de choses qu'il pensait que nous aurions pu vivre comme ca toute notre vie sans jamais révéler son secret et au final, sans jamais vivre sa vie...

Aujourd'hui, je me sens soulagée d'avoir eu cette conversation avec lui. Je suis peut-être stupide, mais je ne peux pas lui en vouloir pour ça. Ce n'est pas vraiment une trahison. Il a vraiment essayé... Je l'aime trop pour lui en vouloir, même si me séparer de lui et l'imaginer avec un homme me fait mal. Mais je sais maintenant que je n'ai pas fauté, que je n'ai rien à voir la dedans et qu'il faut simplement que je tourne la page. C'est encore trop tôt pour dire si on continuera de garder des liens aussi forts en tant qu'ami. Mais je veux tout tenter pour y arriver. Aujourd'hui je pleure, mais demain je verrai mon rêve se réaliser. Je rencontrerai le futur père de mes enfants et j'espère qu'ils pourront connaître celui qui a fait battre mon cœur pendant dix ans, même si ce n'est qu'en tant qu'ami. Je lui ai seulement demandé pour le moment de ne pas m'emmener son petit ami, parce que je ne me sens pas assez forte pour supporter de le voir s'ouvrir à quelqu'un d'autre que moi.