Mise enceinte et larguée à l’approche de la quarantaine
Alors qu'en pense avoir trouvé l'amour à l'approche de la quarantaine, Suzy, qui connaît enfin le bonheur d'être mère, va se rendre compte de la lâcheté des hommes.
Je m'appelle Suzy et j'ai trente-sept ans. Je suis responsable de la comm dans un grand groupe que je ne permettrai pas de citer. Cela a son importance dans mon histoire. Je suis une femme active comme on dit, dynamique, je n'arrête pas une seconde. La seule chose qui me manquait était d'avoir un enfant. J'avais trente-deux ans quand j'ai rencontré Frédéric. Il venait d'être changé de service dans ma boîte et s'est retrouvé à travailler sous mes ordres. J'étais persuadée ne pas avoir le temps pour une relation, je m'étais même renseignée pour faire un bébé toute seule mais quand j'ai rencontré cet homme charmant, intelligent et plein d'humour, tout mon petit monde s'est écroulé.
Je me suis mise à penser à moi, juste moi. J'avais du mal à me concentrer sur mon travail. Il ne faut pas confondre, je n'ai pas eu le coup de foudre, mais quand je voyais la gentillesse de cet homme je me disais que mon appartement était bien vide, et que finalement avoir un enfant sans père n'était peut-être pas une bonne idée. Nous avons travaillé un an ensemble dans des relations strictes de travail mais les choses ont changé lors d'un pot de fin d'année. Nous fêtions un gros contrat, le soir, dans l'entreprise. Le champagne coulant à flot a dû délier les langues et plus personne ne voulait parler boulot après le rush que nous avions affronté. Frédéric était là, il naviguait de groupe en groupe pour parler un peu à tout le monde, sauf avec moi. Il m'évitait soigneusement et cela m'avait énervé au-delà de toute raison. Il était tard quand nous avons quitté le bâtiment, chacun repartant de son côté. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je l'ai arrêté par le bras et je me souviens l'avoir vertement engueulé de ne pas être venu me voir. Il est tombé des nues. Il m'a avoué que je lui faisais peur, d'une part parce que j'étais son boss, d'autre part parce que je le regardais toujours méchamment, que j'étais agressive avec lui.
Cela m'avait stupéfaite. J'étais ivre et ses reproches m'ont fait pleurer, moi qui me vantais de n'avoir aucun accès de faiblesse. Il est resté longtemps pour que je me calme puis il m'a reconduite chez moi avec ma voiture pour repartir en taxi. Sans broncher, sans dire un mot, il m'avait écouté vidé mon sac pendant plus d'une heure, libérer tout le stress qui me rongeait. Le lendemain, je m'étais senti extrêmement mal vis-à-vis de lui, j'avais honte. Lui restait égal à lui-même et jamais d'ailleurs il ne m'a rappelé cette "crise". Le midi, nous avions déjeuné ensemble pour la première fois, ce qui devait devenir une habitude quotidienne. De fil en aiguille, nous nous sommes rapprochés, je ne sais plus exactement comment. Pour des raisons pratiques, il louait une chambre de bonne minable dans le 18ème, il est rapidement venu vivre chez moi. Au début comme des colocs, puis par la force des choses nous sommes devenus amants, au sens romantique du terme. Il arrivait à avoir cette force extraordinaire pour nous deux. Il me temporisait et m'aider à aller de l'avant. Mes résultats n'ont d'ailleurs jamais été aussi bons que ces trois années là. Mon instinct de mère a finalement repris le dessus. On dit que l'amour dure trois ans et là, nous entamions la quatrième, nous étions prêts. Je n'osais lui en parler, je pensais qu'il était trop tôt pour notre couple mais c'est lui qui a fait le premier pas.
Tout s'est fait naturellement. Il me semble que je suis tombée enceinte deux mois après l'arrêt de ma pilule. J'ai travaillé pratiquement jusque la fin de ma grossesse. Tout devait se passer au mieux, j'étais censée arriver au sommet du bonheur : compagnon idéal, carrière brillante, enfant à naître… mais voilà, il y a eu un hic. Mon enfant tant attendu, ma petite Sarah, est handicapée. Nous n'avons rien vu à la naissance, tout s'est déclaré environ trois mois plus tard et déjà à ce moment là elle a dû être lourdement opérée pour un problème de cœur. Mon monde parfait s'effondrait. Frédéric m'a soutenue du mieux qu'il pouvait, mais il était à bout de force, je le comprends maintenant. Un jour il a dit stop. Supporter mes crises d'angoisse, la maladie de notre enfant, c'était trop pour lui et il m'a abandonnée, petit à petit. Il a d'abord trouvé un poste dans une autre boîte, puis a pris de longues vacances chez ses parents en Province. A ce moment là, je pensais qu'il souhaitait juste décompresser, en réalité, il cherchait à me sevrer. Il m'a annoncé qu'il me quittait avec cette même distance blasée qu'il pouvait avoir sur tout. Moi je n'en revenais pas. Comment pouvait-il partir au moment où j'avais le plus besoin de lui ? C'était il y a un an, et il est parti de ma vie comme il était venu, sans prévenir mais en chamboulant tout ce en quoi je croyais. Ma fille a un an aujourd'hui. Je dois l'emmener deux fois par semaine chez le kiné en sachant qu'elle ne marchera pas, et ne parlera peut-être pas.
Il n'a pas eu le courage d'affronter cette épreuve. J'ai sans doute, des torts, j'ai peut-être été trop dépendante de lui mais je n'arrive pas à me sentir coupable. Il aurait dû rester, au moins pour notre fille. Je sais maintenant que j'aurais dû faire ce que j'avais prévu dès le départ, avoir un enfant toute seule. Je ne regrette pas la naissance de Sarah, c'est ma fille, ma chair, je l'aime passionnément mais c'est terriblement dur toute seule. Chaque fois que je vois ses yeux sombres, je pense à son père et j'ai le sentiment de devoir vivre face à ce miroir toute ma vie. Lui, je ne veux plus en entendre parler. Sa lâcheté me dégoûte. Je suis sûre d'une chose, je ne laisserai plus un homme entrer dans ma vie.

Je compatis… je comprends parfaitement, je viens d’avoir 40 ans, et le mien n’a pas attendu la naissance pour me quitter, il m’a laissé tomber dès l’annonce de la grossesse… alors qu’il était d’accord, il a pris peur, m’a dit que c’était trop tôt, il a trouvé des tas d’excuses, et il m’a mis dehors vu que j’étais chez lui, j’ai du quiter mon travail car je n’avais plus de logement dans la région, j’ai failli perdre l’enfant… c’est très difficile… j’ai refusé les tests pour savoir si l’enfant est normal, je n’ai pas la force de recevoir une nouvelle comme ça, j’attends la naissance en croisant les doigts… Je ne crois pas pouvoir aimer un jour à nouveau. Il faudra déjà que je remonte la pente professionnellement, que je me reconstruise… Alors courage ! Vous êtes très méritante et vous êtes une vraie mère.
Salut les filles
Je viens rajouter un peu de tristesse à vos messages.
Je m’appelle Aud j’ai 34 ans et je vivais une histoire merveilleuse depuis 5 ans avec mon grand amour.
Il y a un an nous avons décidé d’avoir un enfant.
Comme cela ne fonctionnait pas et que mon conjoint ( il a déjà 2 enfants dont il s’est jamais vraiment occupé, sauf ces derniers temps …)avait déjà rencontré des pbs de fertilité nous nous ommes lancés dans la procréation médicalement assistée. Le 8 octobre nous avons fait une insémination qui a fonctionné. Nous étions aux anges. Le premier trimestre s’est bien passé puis subitement lorsque j’ai abordé le sujet « il faudrait peut etre que tu en parles à tes enfants », notre relation s’est détériorée jusqu’à se terminer avec comme conséquence : je ne veux pas voir cet enfant, je ne veux pas le reconnaitre et je nepaierai pas de pension alimentaire.
J’avoue que j’en suis restée sur le cul, après une insémination me planter enceinte de 6 mois, je n’arrive même pas à mettre des mots sur ce comportement. C’est ignoble.
Voila je dois changer d’appartement, changer de voiture et affronter une maternité seule angoissée à l’idée de ne pas y arriver et tellement triste de tout ce qui m’arrive.
Jolie histoire, n’est ce pas ?
Alors oui je compatis avec vous.
Du fond du coeur
Aud
Bonjour Mesdemoiselles,
je voulais que vous sachiez la compassion et l’admiration que j’ai pour vous !
Rencontrer un pourri n’est pas facile, et élever son enfant seule n’est pas de tout repos. J’ai un service à vous demander, je sais que c’est difficile, surtout en ce moment, mais je vous en supplie, je vous en conjure, je me mets à genoux même, ne soyez pas insensible à une future rencontre ! La vie n’est pas terminée et la Terre tourne toujours. Le meilleur moyen de vous venger de ces moins que rien est d’être heureuse, et encore mieux, avec un autre homme, même si ce n’est pas pour tout de suite. De plus, avoir un enfant n’empêche pas 2 personnes de s’aimer, même si ça peut freiner certains salopards. Et qui sait, peut-être est-ce un bon moyen pour les repérer.
Pourtant en ce qui me concerne, j’ai aimé une femme qui a 40 ans et 3 enfants, je ne sais pas si quelqu’un pourra l’aimer autant que je l’ai aimé, et j’espère que ça n’arrivera jamais pour elle, j’ai donné tout mon amour et toute mon énergie pour elle, je me suis occupé de ses enfants, j’ai tout donné, mais elle en a juste profité, et apparement, elle a fait la même chose avec son ex, et même aujourd’hui, je la vois continuer à faire la même chose avec d’autres mecs, en tout cas elle essaie. Elle vit avec le confort des autres et ça a apparement toujours marché pour elle, mais je n’ai plus qu’à espérer que tout lui retombera sur la figure un jour. Ça fait 5 mois que j’ai coupé les ponts avec elle, ça ne lui a fait ni chaud ni froid, et elle m’a bien fait réaliser quel genre de mec pitoyable je suis (ou j’étais). Je reste l’homme le plus triste au monde, mais je voulais juste vous faire comprendre que tous les hommes ne sont pas des pourris, et heureusement !!!
En tout cas, je vous soutiens, vous êtes vraiment courageuses, toutes ! Je vous admire vraiment !!