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Elle le quitte car un accident de moto l’a paralysé

Samedi 18 février 2012

J'ai cassé avec mon petit ami il y a deux mois. Je l'aimais vraiment et je me sens perdue et coupable, mais je n'avais pas le choix. Il est paralysé depuis un an, suite à un accident de moto et je ne me sens plus capable d'assumer. Je ne supporte plus de le voir dans cet état, allongé dans un lit, dépendant de toutes les personnes qui l'entourent.

Nous avions prévu de nous marier l'été dernier, quelques mois après son accident. On vivait une belle histoire depuis trois années et nous nous sentions prêts à franchir le cap. Seulement voila, sa moto, c'était sa vie. Il passait son temps avec elle et c'est elle qui lui a ruiné son avenir. Il partait souvent des weekends complets avec ses amis motards et je le laissais faire avec une angoisse sourde qui me picotait le ventre. Un soir, un numéro que je ne connaissais pas s'est affiché sur mon téléphone et on m'a annoncé l'accident. Il était dans le coma.  Les médecins pensaient qu'il s'en sortirait avec de grosses séquelles. Effectivement, il ne pourra plus jamais se servir de ses bras, ni de ses jambes. C'est devenu un légume. J'étais dans tous mes états et comme je l'aimais plus que tout, j'ai décidé de rester à ses côtés malgré tout et de m'en occuper. Mais après l'accident, il est devenu mauvais. Il me parlait comme à une esclave et je ne rétorquais pas parce que je savais que c'est son état qui le rendait si antipathique. Je pouvais comprendre ce qu'il ressentait.

Au bout d'une année de souffrances où je ne vivais que pour lui rendre service, j'ai craqué. J'ai rencontré un homme qui me draguait et qui m'a dit que je n'avais payé ses erreurs, qu'il fallait que je pense un peu à moi si je ne voulais pas gâcher ma vie. Même si je n'ai pas aimé entendre ce discours, je dois reconnaitre qu'il avait raison. Quel avenir me restait-il avec lui? On ne pouvait même plus avoir de relations sexuelles. On ne pouvait plus être ensemble, ni se marier. Tout était fichu. Ce soir là, j'ai accepté les avances de cet homme et j'ai couché avec lui. Durant nos ébats, je n'ai vu que le visage de mon petit ami et je culpabilisais de la faute que je commettais. Mais j'étais au moins redevenue pour un court instant, une femme. Je n'ai pas accepté de revoir cet homme, mais j'ai pris la décision de quitter mon ami pour de bon. Seulement je ne savais pas comment lui annoncer la chose.

Un soir, devant la télé, après avoir fini ses soins, je me suis effondrée à côté de lui et je lui ai avoué que j'étais à bout de nerfs, et que je ne pouvais plus supporter cette situation. Il n'a pas réagi à ce que je disais. Il est resté le regard fixé sur la télévision en m'écoutant. Quand il a compris où je voulais en venir, j'ai vu les larmes dans ses yeux. Je lui ai avoué que je l'avais trompé quelques jours auparavant et que lui et moi, c'était fini depuis son accident. Plus jamais on ne pourrait vivre comme avant. De sa voix tremblante, il m'a dit qu'il me comprenait, que je pouvais partir même s'il avait envie de me supplier de ne pas l'abandonner. Il m'a affirmé qu'il n'avait pas le droit de me demander de sacrifier ma vie pour un « handicapé ». Je l'ai trouvé très dure avec lui même, mais très courageux. Les jours suivants, avant de quitter la maison, je lui ai laissé mon numéro de téléphone et je lui ai bien précisé qu'il pouvait compter sur moi s'il avait besoin, mais depuis deux mois, il n'a pas rappelé. Je pense qu'il a gardé cette fierté, et que même s'il était décomposé quand je suis partie, il restera toujours digne.

Je ne peux pas m'empêcher de me dire que je suis un monstre, que j'ai laissé l'homme de ma vie croupir tout seul dans son coin, mais je ne pouvais vraiment plus supporter cette façon de vivre. J'aurai fini par en mourir. Cela ne veut pas dire que je ne l'aime plus. Hélas, je l'aime toujours, mais il n'est plus l'homme que j'ai connu au début et qui m'a fait vivre ces trois années de bonheur que je ne pourrai jamais oublier. Notre relation est morte avec sa moto. J'ai encore du mal à me persuader de m’intéresser à d'autres hommes mais je fais quelques efforts et j'accepte des rendez-vous. Je ne conçois toujours pas de me redonner corps et âme à quelqu'un d'autre. Pour moi, il restera toujours l'homme de ma vie, celui qui aurait du être mon époux. Et si les miracles existent, je souhaite qu'un jour il puisse se lever de son lit et revivre à nouveau. Je vais essayer d'aimer encore mais jamais au grand jamais quelqu'un ne le remplacera. Les gens doivent penser que je suis un monstre, et que je ne suis pas digne de retrouver l'amour, mais j'ai essayé, j'ai vraiment essayé, et je souffre de l'avoir perdu à cause de ce stupide accident. Il me manque beaucoup et quand je me remémore nos moments, je sombre dans la déprime. Il fallait que je parte de la pour ne pas avoir à le détester un jour. C'est un homme tellement gentil, attirant et courageux... Je regrette que le destin ait choisi de nous empêcher de vivre note amour. Jamais je ne pourrai l'oublier.

Il ne veut pas assumer notre enfant qui arrive

Dimanche 5 décembre 2010

Je suis désespérée. Je vais mettre un enfant au monde dans deux mois, sans son papa pour me tenir la main, parce qu'il n'a pas voulu de lui. Mon seul crime a été de choisir de garder mon enfant. Et il m'a abandonné pour ce choix. Nous avons tous les deux 25 ans et nous sommes en âge de prendre en charge un enfant, même si nous sommes encore jeunes. Il travaille. Il a même une très bonne place dans une boite de marketing, et moi, je suis secrétaire dans un cabinet dentaire depuis an. L'enfant n'était pas prévu. C'était un accident. Nous étions ensemble depuis trois ans quand ça nous est arrivé et en ménage depuis seulement six mois. Lui et moi nous sommes toujours très bien entendus et avons toujours parlé de tout. Je savais qu'il était encore très réticent sur le fait d'avoir des enfants. Il me disait toujours qu'il en voudrait, mais plus tard. Il voulait encore profiter de sa jeunesse. Déjà que le commencement de notre vie dans le même appartement avait été difficile de lui faire accepter, mais l'enfant, c'était pire que tout. Quand il arrivait qu'on entame la discussion d'une grossesse accidentelle, il me disait toujours qu'il espérait que je le ferai partir parce qu'il ne voulait pas qu'un incident de ce genre lui brise les plans qu'il avait fait dans sa vie. Je savais donc que si cela arrivait, la décision serait bien difficile pour moi.

Et ce jour est arrivé il y a quatre moi. Quand je l'ai appris, j'étais déjà en ceinte de deux mois, mais avec la pilule, j'ai continué à avoir mes règles le premier mois et je ne me suis aperçue de rien. Le second mois, inquiète, je suis allée faire une prise de sang. J'avais oublié une fois la pilule mais le risque devait être minime puisque je la prenais depuis quelques années. La nouvelle m'est tombée dessus comme la foudre. J'étais heureuse et en même temps, je redoutais la réaction de mon homme. Mais je me suis dit que peut-être que devant le fait accompli, il réagirait autrement. Je me faisais de belles idées. J'ai mis plusieurs jours avant de pouvoir le lui dire. J'ai été dégouté de sa réaction. Tout de suite, il m'a demandé ce que je comptais faire. Je lui ai répondu que j'avais besoin d'un peu de temps pour réfléchir mais qu'il me restait seulement quelques semaines pour prendre ma décision. Il m'a tout de suite dit qu'il espérait bien que je ne comptais pas le garder. Je lui ai donc parlé de mes peurs sur l'avortement, mais il n'a rien voulu entendre. Pour lui, on est trop jeune pour assumer, et on en aura plus tard. Quand il a compris que je n'étais pas trop emballée pour le faire partir, il m'a posé un ultimatum. Je lui en voudrais toute ma vie pour ça. Il m'a demandé de choisir entre lui et le bébé. On s'est alors disputé et je lui ai dit qu'il n'avait pas le droit de me faire choisir, que ce bébé était aussi son enfant et qu'on l'avait fait ensemble. Il ma clairement dit qu'il ne se sentait pas concerné par cette grossesse et qu'il m'a toujours dit qu'il n'en voulait pas maintenant,. Il ne voulais pas revenir sur sa décision. Néanmoins, ça l'embêtait que je décide de le garder parce qu'il vivrait très mal l'idée d'avoir un enfant "dans la nature".

Je ne savais plus quoi répondre. Je me sentais perdue. J'avais le choix de garder ma vie d'avant avec dans la tête, l'idée que j'allais tuer mon enfant pour son confort à lui, ou alors de garder l'enfant mais de l'assumer seule, sans père et sans petit ami. Le choix a été vraiment très difficile, mais je ne pouvais pas me résigner à tuer le bébé, simplement parce que lui me l'imposait. Pas une discussion, ni une parole réconfortante à mon égard. Pas d'entourage de sa part. C'était comme si j'avais fauté, peut-être même pire que si je l'avais trompé avec un autre. Je lui ai donc fait part de ma décision la semaine suivante et il m'a dit qu'il quitterait l'appartement d'ici peu. J'ai continué à espérer qu'il change d'avis mais à partir de ce moment là, il n'a plus voulu me parler. Avant de partir, il m'a souhaité bonne chance et m'a dit qu'il espérait que je sois heureuse dans la vie. Il s'est excusé de ne pas se sentir capable de pouvoir être là, mais qu'il était rassuré parce qu'il me savait forte et courageuse. Depuis, je finis ma grossesse dans notre appartement qui est imprégné de sa personne et je souffre de son absence. Je dois beaucoup à mes parents qui sont toujours là pour me soutenir, mais j'avoue que j'ai parfois du mal à rester courageuse comme il le pense. Je me dis que je dois tenir le choc pour le petit bout qui va venir, mais il m'arrive souvent de souhaiter ne plus vivre. Je me sens trahie, abandonnée et je me demande ce que sera ma vie en tant que fille mère. Je n'ai plus aucunes nouvelles de lui et je suis quasiment certaine qu'il ne voudra même pas connaitre l'enfant. Je me demande vraiment parfois si j'ai bien fait le bon choix. Mais je sais une chose, c'est que je n'aurai pas supporté un avortement contre mon gré et que je n'aurai pas pu lui pardonner de m'avoir imposer ça, autant que je ne lui pardonne pas d'avoir fui.

Il lui dit qu’il va quitter sa femme pour elle

Mercredi 6 octobre 2010

Elle a 20 ans, il en a 30 et a déjà une femme mais il ne cesse de lui dire qu'il va la quitter pour elle. Un jour, il lui dit que sa femme est enceinte et qu'il va donc rester avec, alors qu'il lui avait promis qu'ils ne couchaient plus ensemble.

Je l'ai rencontré dans un bar. J'étais de sortie avec mes copines. C'était l'ami d'un des serveurs et on a tout de suite sympathisé. Il était plus âgé que moi. J'ai 20 ans et il en a 30. La différence d'âge ne m'a jamais ennuyée. Le problème c'est qu'il est marié. Il ne me l'a pas caché. Il me l'a dit tout de suite, mais il m'a aussi dit qu'ils ne s'entendaient plus et qu'ils n'allaient pas tarder à mettre un terme à leur histoire. Je m'étais toujours dit que les hommes mariés, ce n'était pas pour moi, mais lui, il était vraiment différent des autres. Enfin... Je le pensais. J'ai tout de suite flashé sur son physique et il a flashé sur le mien. Après la soirée, on a décidé de se revoir, et au bout de plusieurs fois, on s'est embrassé. Je suis tout de suite tombée amoureuse de lui.

Pendant un an, on s'est vu régulièrement. Il m'emmenait au restaurant, au cinéma. Nous sommes même allés passer un weekend à Paris. Je ne sais pas ce qu'il racontait à sa femme pour pouvoir partir si longtemps, mais comme son travail lui faisait faire des déplacements, je pense qu'il jouait avec ça. Au bout de quelques mois, il m'a dit qu'il m'aimait et qu'il voudrait faire sa vie avec moi. Je ne demandais que ça moi! Je n'avais jamais osé lui parler de sa femme avant ça, mais là, il me tendait une perche. Je lui ai alors demandé s'il avait décidé de parler de moi à sa femme, et quand il le ferait. Il m'a promis que ce n'était qu'une question de temps, qu'ils ne s'entendaient plus et que la rupture allait bientôt suivre, mais que, comme elle avait quelques soucis de santé, il préférait attendre un peu avant de lui en parler. Je me suis montrée très compréhensive et patiente. Je continuais à le voir quand il pouvait. A l'intérieur de moi, j'étais hanté par la peur qu'il ne la quitte jamais et qu'il finisse par se lasser de moi. C'est ce qui est arrivé. Il m'a bien prise pour une belle poire!

Au bout de 7 mois, j'ai vraiment commencé à m'impatienter. Je ne pouvais plus supporter de le savoir dans les bras d'une autre quand il n'était pas avec moi. Même s'il me disait qu'entre eux, il n'y avait plus rien, j'avais du mal à le concevoir. Un jour, je l'ai croisé au supermarché. Il était avec elle, main dans la main, et il a fait semblant de ne pas m'avoir vu, alors qu'on s'est croisé. J'étais dans tous mes états. Le soir, il a demandé a me voir et c'est là que je lui ai dit que je lui laissais deux mois pour quitter femme. S'il ne le faisait pas, on arrêterait notre histoire pour de bon. Il s'est mis à pleurer et m'a dit qu'il ne pourrait pas vivre sans moi. Il m'a donc promis qu'il prendrait son courage à deux mains et lui avouerait tout. Les deux mois se sont écoulés et, bien sure, il n'a pas tenu sa promesse. Mais il m'a supplié de lui laisser un mois supplémentaire et qu'ensuite, on pourrait enfin vivre ensemble sans se cacher, comme un vrai couple. J'ai voulu le croire et je lui ai donc accordé ce mois supplémentaire. C'est là qu'il s'est mis à changer. Il est devenu moins gentil et jaloux de tous les hommes. Il a commencé à  faire des scènes et à me reprocher de vouloir le remplacer, alors que je ne voulais que faire ma vie avec lui. Je ne comprenais pas ce changement soudain et je me suis dit que c'est uniquement parce qu'il avait peur que je ne l'attende pas.

A la fin du mois, il m'a annoncé qu'il me quittait. Il m'a dit qu'il avait pris la décision de rester avec sa femme parce qu'il était certain qu'elle l'aimait vraiment. Il avait voulu lui avouer, soit disant, mais elle lui a annoncé qu'elle était en ceinte. Mon cœur s'est mis à battre très fort et je n'ai pas pu retenir ma colère ni mes larmes. Je l'ai insulté de menteur et je lui ai reproché de m'avoir fait perdre mon temps toute cette année. Ce n'est qu'un mec qui a joué avec moi! Moi je l'aimais et j'étais prête à tous les sacrifices pour lui alors que je n'étais à ses yeux qu'une maitresse, qu'un passe-temps quand il s'ennuyait. Il m'avait juré qu'il ne couchait plus avec sa femme et ensuite il m'annonce qu'ils vont avoir un bébé. Il s'est bien fichu de moi. Je suis tiraillée entre la tristesse et la rancœur. Je l'aimais réellement. Je n'ai pas triché. Mais lui il m'a menti tout le temps. J'ai l'impression que je ne suis pas un être digne d'être aimé, que je suis juste une bonne poire que l'on peut embobiner facilement. Comment j'ai pu être aussi stupide. J'aurais du écouter mes amis qui me disaient que s'il avait l'intention de quitter sa femme, il l'aurait déjà fait. Je suis vraiment trop stupide. Maintenant, je me retrouve seule pendant que Monsieur s'apprête à jouer au père et au mari modèle. Je le déteste... Mais il me manque et je l'aime encore. Ses bras et le son de sa voix me manquent. Je vais avoir beaucoup de mal à l'oublier.

Je sortais avec un homme plus âgé que moi

Mardi 27 juillet 2010

Elle sort avec Marc, un homme bien plus âgé qu'elle. Choqué, son entourage fait tout pour leur mettre des bâtons dans les roues. Du coup, Marc va la quitter mais elle ne parvient pas à s'y faire.

J'ai 17 ans. J'aurai ma majorité dans six mois. Ça fait ans que je fréquente un homme en cachette de mes parents. Je me doutais bien qu'ils n'accepteraient pas notre relation. Marc est plus âgé que moi. Il a 35 ans. Je sais que ça peut paraitre stupide, et même mes amis me disent parfois qu'un homme de son âge avec une jeune comme moi, ce n'est pas normal, que ça doit cacher quelque chose. Mais moi je sais qu'il m'aime, qu'il est sincère et j'espère qu'on fera notre vie ensemble.

Il y a une semaine, alors qu'il venait me chercher à la sortie de mon lycée comme tous les soirs, ma mère est venue elle aussi. Elle n'a jamais pris la peine de venir me chercher. C'est sure, quelqu'un lui a parlé de nous. Moi je ne l'ai pas vu tout de suite et je me suis donc précipitée dans les bras de mon amoureux. J'ai senti alors quelqu'un me tirer par le bras. C'était ma mère. Elle ne m'a pas regardé tout de suite. Elle fixait mon petit copain droit dans les yeux, d'un air écœuré, outré. Il lui a dit bonjour, elle n'a pas répondu. Elle s'est mise à lui hurler dessus, a lui demander s'il n'avait pas honte de détourner des jeunes de mon âge, que ce n'était qu'un pervers et qu'elle déposerait une plainte sur lui s'il en me laissait pas tranquille. C'était la honte de ma vie. Tous les lycéens nous regardaient. Marc a essayé de lui faire comprendre qu'il n'y avait rien de pervers, que ses intentions étaient pures et honorables, mais elle lui a ordonné de se taire et a hurler que ce n'était pas normal qu'un homme de son âge s'intéresse à une gamine et qu'il ne devait pas être totalement fini dans sa tête pour ne pas déjà être marié avec quelqu'un de sa génération. Il n'a pas voulu faire de scandales, il s'est laissé faire. J'ai essayé de faire taire ma mère, mais elle m'a envoyé sur les roses en me disant que je n'étais qu'une gamine, que je ne pouvais pas encore comprendre, que j'étais encore trop naïve et qu'on en parlerait à la maison. J'avais surtout peur de la réaction de mon père quand il l'apprendrait. Marc m'a donc regardé d'un air triste et il est parti. J'étais en larme et je comptais bien tout essayer pour le faire accepter dans la famille.

Quand mon père l'a appris, il s'est mise dans une rage folle et a essayé de me faire comprendre qu'à mon âge, il fallait que je m'intéresse à des jeunes comme moi. Je lui ai crié que je ne voulais pas de ces gamins, que je l'aimais vraiment et que je voulais faire ma vie. Je lui en voudrai toute ma vie d'avoir semé le doute dans ma tête. Il m'a dit qu'à mon âge, c'était normal que je me sente amoureuse , mais que ça me passerait et qu'un homme de son expérience ne pouvait pas m'aimer pour ce que je suis, parce que je suis encore une gamine, même si j'ai le corps d'une femme. C'est juste ça qui l'intéresse mais il ne pourra jamais partager autre chose avec moi. J'avoue que dans la confusion j'y ai cru un instant. J'ai été envoyé dans ma chambre et depuis je n'ai plus le droit de sortir toute seule. Ma mère, mes cousines ou ma tante sont toujours la pour me surveiller. Mais ils ne savent pas que tout ça ne sert à rien...

Je lui ai téléphoné ce soir là en cachette. Il était très distant mais toujours gentil avec moi. Je lui ai dit que j'étais vraiment désolée pour ce qui s'était passé mais qu'on trouverait un moyen pour se voir, même si j'étais surveillée. Et il m'a quitté. Il m'a dit que cette situation le fatiguait, qu'il m'aimait mais qu'il savait que lui et moi ça ne pourrait pas fonctionner. Mes parents s'opposeront toujours à notre relation et il ne veut pas être le déclencheur d'un conflit de famille. il m'a dit de vivre ma vie d'adolescente, de profiter au maximum de mes amis, des jeunes de mon âge, et que si nos chemins doivent se recroiser un jour, ils se recroiseront. Je l'ai supplié de ne pas m'abandonner, mais il a raccroché. Depuis, ça fait une semaine que je ne dors plus, que je ne mange plus. Je ne vis plus. J'ai l'impression que personne ne me comprend et que j'ai perdu ma seule raison de vivre.

Mes parents pensent que je fais un caprice de gamine parce que je ne peux pas le voir. Les cons... Ils ne savent même pas qu'on a rompu. Ils m’ont fait peut être perdre à tout jamais l'homme de ma vie et ça, jamais je ne pourrai leur pardonner. Je leur dois mes larmes, mon cœur qui me fait mal. J'ai l'impression qu'il va se briser à chaque minute. Je me sens si fragile... Je n'ai pas envie de vivre sans lui... Je n'ai même pas envie de retourner au Lycée. Je voudrais pouvoir m'endormir et me réveiller à mes 18 ans ou je pourrai choisir de me mettre avec qui je veux. Et je le choisirai lui. Et si mes parents n'acceptent pas, ils ne me verront plus. Mais c'est dans 6 mois. Est-ce qu'il m'attendra? Est-ce qu'il ne va pas me remplacer avec une femme?

Il fait passer le travail avant leur histoire d’amour. Prétexte?

Lundi 4 janvier 2010

L'homme de sa vie privilégie sa carrière à leur histoire d'amour et décide de prendre un poste à l'étranger. Et si ce n'était qu'un prétexte pour mettre fin à leur relation?

Bonjour, je m'appelle Virginie. Je viens d'avoir vingt-cinq ans et j'écris pour parler de Matthieu. Ce garçon était pour moi l'homme de ma vie. On s'était rencontrés au lycée. J'étais en seconde, lui en Terminale. Il était le frère du petit ami de l'époque de ma meilleure amie. On se croisait occasionnellement en soirée mais on ne se parlait pas. Entre moi, mes bagues et mon surpoids, lui et ses longs cheveux sales et son acné…ça devait y être pour beaucoup. Je suis partie à la fac sur Paris et je l'ai donc perdu de vue durant les deux seules années de médecine que j'ai supportées là-bas.  Je suis revenue et j'ai fait une école de kiné où j'ai eu la surprise de le retrouver. Il était le seul que je connaissais dans l'école et il s'est tout de suite proposé de m'aider pour les cours, lui étant en dernière année. Il m'a avoué plus tard que c'était parce que je lui plaisais depuis toujours qu'il avait sauté sur cette occasion. Il avait changé et était devenu très mignon. C'était quelqu'un de calme et de réfléchi et sa présence m'apaisait toujours. On se retrouvait souvent le soir pour réviser jusqu'au jour où l'on s'est embrassé. Je ne me souviens plus très bien de comment ça s'est passé, je n'en ai de toute façon pas envie. Il me semble que nous étions tous deux un peu ivres, quoiqu'il en soit, depuis ce jour nous ne nous sommes plus quittés. J'avais vingt ans, il en avait vingt-trois. Nous formions un joli couple aux yeux de tous. Notre complicité avait eu le temps de s'installer au fil des jours et nous filions le parfait amour. On s'est installés ensemble au bout de six mois, de toute façon, avant cela, nous passions toujours tout notre temps chez l'un ou l'autre. C'était vraiment génial, nous vivions en parfaite harmonie, il finissait mes phrases ou moi les siennes. Je n'avais jamais connu ça avant. C'était aussi le premier homme avec qui je restais aussi longtemps.

Il a trouvé du travail en stage chez un kiné de la région à la fin de ses études. A ce moment là, il me restait trois ans à faire. Ces trois années, je les ai passées facilement, grâce à lui car quand il ne m'aidait pas pour les cours, sa gentillesse et sa prévenance me rassérénaient. J'avais l'impression que notre couple était en parfait équilibre mais je me suis lourdement trompée. Il a suffi d'une offre d'emploi pour tout ficher en l'air. C'était il y a tout juste un an et c'est arrivé quand j'ai fini mon cursus. Ce boulot, à la base, c'est moi qui l'aie trouvé. Une place de rêve au salaire confortable. Le seul bémol ? C'était au Canada et pour moi il était hors de question de tout quitter pour partir là-bas. J'ai été stupide de lui en parler mais je ne m'attendais pas à sa réaction. Il a approuvé mon choix de vouloir rester et quand j'ai eu le dos tournée, il s'est jeté sur l'annonce et a postulé !

Il a eu des lettres de recommandations de son maître de stage et de ses anciens professeurs. Il a été accepté. J'ai reçu la nouvelle comme un coup de poing. Je crois qu'on s'est disputé pour la première fois de notre histoire. Je me sentais trahie mais lui ne concevait pas les choses de cette façon. Pour lui, la carrière passait avant tout. On s'est fait la tête plusieurs jours. Je suis partie en vacances chez mes parents.  J'espérais qu'il change d'avis et reste puis j'en ai discuté avec des copines et j'ai vu les choses sous un autre angle. De leur coté, elles m'ont engagé à foncer et à partir avec lui. Après tout, pourquoi pas ? Cela semblait une opportunité mais c'est là que je suis tombée de haut. Quand je l'ai retrouvé, je lui ai dit que j'étais prête à le suivre. Il avait son billet, déjà tout planifié. Il m'a clairement annoncé qu'il partait sans moi, que c'était pour lui l'occasion de repartir sur de bonnes bases et qu'il ne me voyait pas dans cet avenir qui l'attendait. Je suis tombée des nues et j'en pleure encore aujourd'hui en me rappelant ses mots.  A l'époque, j'ai pensé que notre dispute était à l'origine de son départ soudain mais il m'a avoué qu'il y pensait depuis longtemps mais ne savait comment me le dire, que ce job était pour lui l'occasion rêvée d'une rupture claire et nette.

Cela fait bientôt un an qu'il est parti et je n'ai plus de nouvelles. J'ai l'impression qu'on me l'a arraché, comme s'il était mort dans un accident tragique. Je n'arrive toujours pas à comprendre son départ, à comprendre pourquoi il ne m'a pas parlé de ses doutes, moi qui nous croyais en harmonie.  Depuis, je ne mange plus, je ne sors plus. Je n'arrive pas à me résoudre à me séparer de ses affaires et tout est encore là, comme s'il pouvait rentrer ce soir comme si de rien n'était. Je l'aime toujours et cela me bouffe complètement. Je n'arrive plus à repartir, à chercher du travail, à sortir, voir des amis. C'est comme si ma vie s'était arrêtée et je cherche sans cesse la réponse à son départ. Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal, ni pourquoi il ne m'a rien dit. Je n'en dors plus la nuit, je suis épuisée et tient à peine debout, sans compter les crises d'angoisse qui me rongent l'estomac. J'ai juste envie d'une chose, faire le deuil de cette relation mais je n'ai aucun moyen de le joindre pour entendre une vraie raison à sa fuite. Personne ne le peut d'ailleurs car il a même coupé les ponts avec ses parents. Je suis totalement désespérée, je ne sais plus que faire pour m'en sortir. On dit que le temps est le meilleur moyen pour guérir mais cela fait déjà presque un an et je ne vois toujours pas le bout du tunnel.

Elle a brisé son couple en trompant son mec

Mardi 29 décembre 2009

Après plusieurs années en couple avec un mec qu'elle considérait surtout comme un très bon ami, elle décide d'aller voir ailleurs puis se rend compte, mais trop tard, que c'était une erreur.

Ça faisait 3 ans que j'étais avec mon mec. Lui et moi on est resté longtemps de simples amis avant de se mettre ensemble. On voulait apprendre à bien se connaitre avant de faire le choix de passer à la vitesse supérieure, parce que pour lui comme pour moi, des bases solides et une parfaite entente sont primordiales dans un couple. Notre histoire a très bien fonctionné la première année, mais je dois avouer ensuite que je me suis lassée d'être toujours avec le même homme. Après un moment, la petite flamme qui brule, les fourmis dans le bas du ventre pendant une étreinte, l'envie terrible de l'embrasser, tout ça s'efface et c'est la routine qui vient prendre le dessus. Peut être que notre première erreur a été de se mettre en ménage tout de suite et de mettre un enfant en route. Il était toujours parfait, c'est un père exemplaire et il me soutenait dans tout ce que j'entreprenais ( je suis danseuse), mais le hic, c'est que l'habitude s'est installé, et je ne ressentais plus le désir en lui comme avant. Nous ne faisions qu'occasionnellement l'amour, et ce n'était plus l'extase totale. Pour moi, ca semblait si important que tout soit parfait au moins à cet instant là. Mon erreur a été de ne pas chercher où pouvait se trouver le problème, mais de tout de suite me braquer. Il n'a pas envie de moi, alors moi non plus.

Au fil du temps, nous sommes devenus plus des amis. Il aimait que nous sortions ensemble, mais j'avais plutôt l'impression d'avoir le statut de trophée, ou de mère de sa fille, plutôt que celui de femme... De SA femme. Alors je me suis mise à regarder ailleurs. Je cherchais en dehors ce qui me manquait chez moi. Quelqu'un qui aurait pour moi de la considération. Je me suis mise à surfer sur les sites de rencontres en son absence et j'ai fait la connaissance d'un homme marié. Le courant passait très bien, mais les choses étaient claires, si on se rencontrait, ce ne serait que sexuel, car, aussi étrange que cela puisse paraitre, je ne voulais en aucun cas me séparer de mon ami. J'avais juste envie de connaitre à nouveau, pour une fois le grand frisson. Je ne me doutais pas de ce qui allait se passer. J'ai donc accepté de rencontrer une première fois cet homme marié dans un café. C'était facile pour moi puisque mon ex petit ami était en déplacement. L'homme en question ne m’intéressais pas plus que ça, mais al quête du nouveau a été plus forte que tout, et j'ai trompé mon ami avec lui. Je me suis engouffrée dans une double vie qui a duré 6 mois. Et un soir, mon ami a découvert le pot aux roses. J'avais donné rendez-vous à mon amant chez moi et il nous a surpris. C'est là que j'ai tout compris. C'est lui que j'aime. Il n'a pas sorti un mot de sa bouche. Il est resté planté là un moment, l'air choqué, et il est parti.

Je ne l'ai pas revu depuis. J'ai essayé de lui téléphoner des centaines de fois. Je lui ai laissé des messages, mais aucune réponse. Je crois qu'il m'en veut réellement, et que j'ai tout gâché. Je me rends compte à quel point j'ai été stupide. Tout est ma faute. J'ai essayé de lui expliquer que ce que j'ai fait c'est parce que je ne me sentais plus désirée ou considérée par lui, mais il reste sans réponse. Je pense que j'aurai du lui parler de nos problèmes avant d'agir bêtement. Je me rends compte, maintenant qu'il est trop tard, que j'ai perdu un homme en or et que je l'aimais réellement. Je n'ai aucune excuse bien sure et je sais qu'il souffre à cause de moi. Je comprends qu'il m'en veuille mais je ne sais pas quoi faire pour qu'il puisse me pardonner mon erreur. Depuis cet incident, je ne vois plus l'homme marié. Ma seule hantise c'est de me dire que j'ai surement perdu l'homme de ma vie pour toujours, pour une histoire de fesses sans lendemains. J'ai vraiment agi comme une idiote. Je sais que je le reverrai parce qu'il n'abandonnera jamais notre fille, mais j'ai peur que l'on devienne de simple parents étrangers l'un pour l'autre. J'ai l'impression que mon cœur va exploser. Il me manque tellement et je voudrais pouvoir effacer toutes les erreurs que j'ai commises. Comment faire pour qu'il me comprenne? Comment m'y prendre pour qu'il me pardonne. Je ne supporte pas de lui faire de la peine, et le pire, c'est que mes actes me brisent aussi le cœur. Ma vie s'est écroulé il y a trois semaines et il aura fallu qu'il découvre a quel point j'étais une horrible femme pour comprendre que je n'ai d'yeux que pour lui, que sans lui je ne suis plus que l'ombre de moi même. Sans lui je ne vaux rien. Je ne fais plus que penser à lui. Je n'ai même plus envie de me lever le matin, de me faire belle. Les hommes ne m'intéressent pas. C'est lui ou je resterai seule jusqu'à la fin de ma vie. L'erreur est humaine même si je sais que ce que j'ai fait est immonde... Mais est-ce que je n'ai pas le droit au pardon? Si seulement il voulait bien me parler, ne serait-ce qu'une seule fois. Se mettre en colère ou même me gifler. Me dire que je suis une salope. Une seule réaction... C'est tout ce dont j'ai besoin.

Mise enceinte et larguée à l’approche de la quarantaine

Samedi 26 décembre 2009

Alors qu'en pense avoir trouvé l'amour à l'approche de la quarantaine, Suzy, qui connaît enfin le bonheur d'être mère, va se rendre compte de la lâcheté des hommes.

Je m'appelle Suzy et j'ai trente-sept ans. Je suis responsable de la comm dans un grand groupe que je ne permettrai pas de citer. Cela a son importance dans mon histoire. Je suis une femme active comme on dit, dynamique, je n'arrête pas une seconde. La seule chose qui me manquait était d'avoir un enfant. J'avais trente-deux ans quand j'ai rencontré Frédéric. Il venait d'être changé de service dans ma boîte et s'est retrouvé à travailler sous mes ordres. J'étais persuadée ne pas avoir le temps pour une relation, je m'étais même renseignée pour faire un bébé toute seule mais quand j'ai rencontré cet homme charmant, intelligent et plein d'humour, tout mon petit monde s'est écroulé.

Je me suis mise à penser à moi, juste moi. J'avais du mal à me concentrer sur mon travail. Il ne faut pas confondre, je n'ai pas eu le coup de foudre, mais quand je voyais la gentillesse de cet homme je me disais que mon appartement était bien vide, et que finalement avoir un enfant sans père n'était peut-être pas une bonne idée. Nous avons travaillé un an ensemble dans des relations strictes de travail mais les choses ont changé lors d'un pot de fin d'année. Nous fêtions un gros contrat, le soir, dans l'entreprise. Le champagne coulant à flot a dû délier les langues et plus personne ne voulait parler boulot après le rush que nous avions affronté. Frédéric était là, il naviguait de groupe en groupe pour parler un peu à tout le monde, sauf avec moi. Il m'évitait soigneusement et cela m'avait énervé au-delà de toute raison. Il était tard quand nous avons quitté le bâtiment, chacun repartant de son côté. Je ne sais pas ce qui m'a pris mais je l'ai arrêté par le bras et je me souviens l'avoir vertement engueulé de ne pas être venu me voir. Il est tombé des nues. Il m'a avoué que je lui faisais peur, d'une part parce que j'étais son boss, d'autre part parce que je le regardais toujours méchamment, que j'étais agressive avec lui.

Cela m'avait stupéfaite. J'étais ivre et ses reproches m'ont fait pleurer, moi qui me vantais de n'avoir aucun accès de faiblesse. Il est resté longtemps pour que je me calme puis il m'a reconduite chez moi avec ma voiture pour repartir en taxi. Sans broncher, sans dire un mot, il m'avait écouté vidé mon sac pendant plus d'une heure, libérer tout le stress qui me rongeait.  Le lendemain, je m'étais senti extrêmement mal vis-à-vis de lui, j'avais honte. Lui restait égal à lui-même et jamais d'ailleurs il ne m'a rappelé cette "crise". Le midi, nous avions déjeuné ensemble pour la première fois, ce qui devait devenir une habitude quotidienne. De fil en aiguille, nous nous sommes rapprochés, je ne sais plus exactement comment. Pour des raisons pratiques, il louait une chambre de bonne minable dans le 18ème, il est rapidement venu vivre chez moi. Au début comme des colocs, puis par la force des choses nous sommes devenus amants, au sens romantique du terme. Il arrivait à avoir cette force extraordinaire pour nous deux. Il me temporisait et m'aider à aller de l'avant. Mes résultats n'ont d'ailleurs jamais été aussi bons que ces trois années là.  Mon instinct de mère a finalement repris le dessus. On dit que l'amour dure trois ans et là, nous entamions la quatrième, nous étions prêts. Je n'osais lui en parler, je pensais qu'il était trop tôt pour notre couple mais c'est lui qui a fait le premier pas.

Tout s'est fait naturellement. Il me semble que je suis tombée enceinte deux mois après l'arrêt de ma pilule. J'ai travaillé pratiquement jusque la fin de ma grossesse. Tout devait se passer au mieux, j'étais censée arriver au sommet du bonheur : compagnon idéal, carrière brillante, enfant à naître… mais voilà, il y a eu un hic. Mon enfant tant attendu, ma petite Sarah, est handicapée.  Nous n'avons rien vu à la naissance, tout s'est déclaré environ trois mois plus tard et déjà à ce moment là elle a dû être lourdement opérée pour un problème de cœur. Mon monde parfait s'effondrait. Frédéric m'a soutenue du mieux qu'il pouvait, mais il était à bout de force, je le comprends maintenant. Un jour il a dit stop. Supporter mes crises d'angoisse, la maladie de notre enfant, c'était trop pour lui et il m'a abandonnée, petit à petit. Il a d'abord trouvé un poste dans une autre boîte, puis a pris de longues vacances chez ses parents en Province. A ce moment là, je pensais qu'il souhaitait juste décompresser, en réalité, il cherchait à me sevrer. Il m'a annoncé qu'il me quittait avec cette même distance blasée qu'il pouvait avoir sur tout. Moi je n'en revenais pas. Comment pouvait-il partir au moment où j'avais le plus besoin de lui ? C'était il y a un an, et il est parti de ma vie comme il était venu, sans prévenir mais en chamboulant tout ce en quoi je croyais. Ma fille a un an aujourd'hui. Je dois l'emmener deux fois par semaine chez le kiné en sachant qu'elle ne marchera pas, et ne parlera peut-être pas.

Il n'a pas eu le courage d'affronter cette épreuve. J'ai sans doute, des torts, j'ai peut-être été trop dépendante de lui mais je n'arrive pas à me sentir coupable. Il aurait dû rester, au moins pour notre fille. Je sais maintenant que j'aurais dû faire ce que j'avais prévu dès le départ, avoir un enfant toute seule. Je ne regrette pas la naissance de Sarah, c'est ma fille, ma chair, je l'aime passionnément mais c'est terriblement dur toute seule.  Chaque fois que je vois ses yeux sombres, je pense à son père et j'ai le sentiment de devoir vivre face à ce miroir toute ma vie. Lui, je ne veux plus en entendre parler. Sa lâcheté me dégoûte. Je suis sûre d'une chose, je ne laisserai plus un homme entrer dans ma vie.

L’amour avec un grand A?

Lundi 21 décembre 2009

Nous publions aujourd'hui le témoignage de Julie, jeune demoiselle de vingt-cinq ans qui nous narre ses difficultés amoureuses passées.

Salut, je m'appelle Julie et je voudrais témoigner de mon histoire. J'ai vingt-cinq ans, je vis en couple depuis deux ans et tout va très bien dans ma vie. Il y a trois ans, je n'aurais jamais pensé pouvoir dire ça un jour. A l'époque, j'étais en couple avec un autre garçon. On s'aimait passionnément, avec tous les inconvénients que cela apportait. Nos disputes étaient tout aussi intenses que nos réconciliations. Quand j'y repense, c'était l'enfer mais je croyais dur comme fer à l'époque que c'était ça l'amour avec un grand A. Pourtant, on ne pouvait même pas vivre ensemble tant les petits travers de l'un insupportaient l'autre. Pas de soirée télé en amoureux, on ne se voyait que dehors, nos chambres respectives étant réservées à d'autres activités que la discussion. Je pense que j'étais dépendante de ce garçon car je me croyais aimée avec passion. Au final, ce n'était pas le cas puisqu'il en aimait d'autres avec la même fougue en même temps que moi.

Ces tromperies, je ne les ai sues que bien plus tard, ce n'est pas ce qui a causé la rupture. Je me rendais compte que quelque chose n'allait pas quand je passais des soirées chez des couples d'amis. Je mourais d'envie quand je les voyais se chamailler gentiment pour des bricoles du quotidien. Cela me paraissait un peu stupide et je revendiquais le fait de ne pas connaître ça alors qu'intérieurement, cela me manquait vraiment. A force de ne rien avoir en commun avec ce type, ma relation m'apparaissait de plus en plus absurde. Il y a eu la dispute de trop, à cause d'une remarque sur ma façon de m'habiller. Il m'avait reproché de m'habiller de façon sexy pour aguicher d'autres mecs. C'était stupide, je voulais juste lui plaire. Il m'a insultée ce jour là alors j'ai lâché l'affaire, du jour au lendemain. J'ai coupé les ponts sans lui donner la moindre explication. Sa seule vue m'insupportait, je le trouvais horrible, physiquement et mentalement. Malgré ma pauvre fierté de ne pas avoir été celle qui se fait larguer, j'ai beaucoup souffert de cette rupture. Je ressentais le manque vis-à-vis du contact physique et le sevrage a été long et douloureux. Je me sentais trahie dans le respect qu'on pouvait avoir envers moi en tant que femme. Cela m'a rendu malade et ma confiance en moi en a pris un sacré coup. J'avais le sentiment d'être incapable de réussir ma vie et la moindre contrariété du quotidien m'apparaissait comme un obstacle insurmontable. C'est à cette période que Paul, mon compagnon actuel, est réapparu dans ma vie. Je le connaissais déjà depuis quelques années mais ce n'était qu'un ami. Dans cette période de doute et de détresse, il a été présent. J'étais la funambule tombant de son fil et il a été le filet. D'abord il m'a soutenue, par sa seule présence, il a tout fait pour me changer les idées. Puis il m'a aidé à reprendre confiance en moi, petit à petit jusqu'à me présenter des amis à lui et là, ce fut le déclic. Je ne voulais pas de ces types, chacun d'eux me rappelaient mon ex sur un point ou l'autre. Je faisais bonne figure lors des rencontres mais chaque fois que je rentrais chez moi, je rentrais en larmes et m'effondrait sur mon lit. Je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait en moi. Je me sentais minable de réduire à néant tous les efforts de Paul.

Au fil du temps, j'ai cessé de l'appeler et j'ai cherché à l'éviter. Je ne voulais pas qu'il me confronte à la réalité. A l'époque, je pensais que cette réalité était que je ne pourrais qu'être une apparence, un beau corps de femme à vendre au plus offrant. Lui m'avait connu dans le pire état, quand je ne mangeais pas, ne prenait plus soin de moi. Il m'a connue avec les yeux rouges et bouffis, en pyjama devant la télé à m'empiffrer de cochonneries pour tout oublier. Tout ça, ça a été le déclic. Je me suis rendue compte que je voulais partager ma vie avec un homme qui m'aimerait telle que je suis, quelqu'un devant qui je n'aurais pas de rôle à jouer pour être parfaite, un homme avec qui je pourrais me lâcher sans jugement. Cet homme, c'était lui. Quand je m'en suis rendue compte, ça a été un choc. Je ne voulais pas l'admettre. Lui n'arrêtait pas d'essayer de me joindre, toujours en vain, jusqu'au jour où il a fait le pied de grue devant mon appart jusqu'à ce que je sorte. Là, il m'a simplement dit qu'il donnerait tout pour que je sois heureuse, parce qu'il m'aimait et qu'il ne voulait que mon bonheur. Timidement, je lui ai répondu que mon bonheur, c'était lui et personne d'autre.
Nous avons alors réappris à nous connaître, comme deux adolescents. C'était étrange mais tellement agréable. J'ai compris alors que j'avais peur d'aller plus loin avec lui car j'avais peur de perdre un ami mais notre relation actuelle dépasse toutes mes attentes en matière de bonheur. Finalement, même si j'ai eu le sentiment d'être au fond du trou, j'ai compris qu'on pouvait toujours donner un grand coup de pied pour redémarrer et que la vie nous donnait parfois des coups de pousse. Dire qu'il y a quelques années, je pensais que je ne serais jamais heureuse en couple, que l'amour ne faisait que détruire ! Heureusement que j'ai changé, que j'ai pu guérir de ma rupture horrible et me faire une image différente des hommes, du couple, de l'amour. Le bonheur est parfois à portée de main, mais à force d'idéaliser les choses, on passe à côté de l'essentiel, de ce qui compte vraiment.

Aujourd'hui, je vis dans le bonheur, et enfin je me chamaille sur qui doit descendre les poubelles. Je vis mon couplé dans une osmose parfaite qui fait des envieux. A eux de trouver la petite étincelle qui rendra leur vie aussi merveilleuse que la mienne.

Jessica, 16 ans, trop grosse pour celui qu’elle aime

Lundi 14 décembre 2009

Jessica nous raconte combien il est difficile d'être une ado amoureuse quand on a des kilos en trop et peu de confiance en soi. Merci à elle pour son courageux témoignage.

Salut, je m'appelle Jessica. J'ai seize ans et je suis totalement désespérée. A la rentrée, il y a avait un nouveau garçon dans la classe, Alex, qui est super beau et super sympa. Je suis grave tombée amoureuse de lui dès que je le l'ai vu mais lui il s'en fiche complètement de moi (j'ai même essayé de lui écrire une lettre d'amour mais j'ai laissé tomber) ! Forcément, il préfère la blonde style Paris Hilton de la classe, Sandrine, une espèce de pétasse insipide. Moi je suis trop grosse, j'ai des lunettes, les cheveux frisés, au secours ! Il n'y a vraiment rien chez moi qui peut lui plaire. J'ai tout fait pour attirer son attention. Je suis avec lui en T.P de chimie et même s'il rigole bien avec moi, j'ai l'impression d'être un pote pour lui. Je ne suis même pas sûre qu'il me voie comme une fille ! Hier, Marie, ma meilleure amie m'a dit qu'elle avait su par un pote d'Alex qu'il avait demandé à Sandrine de sortir avec lui. J'ai tout fait pour ne pas pleurer au lycée mais là ce n'est plus possible. J'ai trop mal au ventre et je me sens complètement déprimée. Il est vraiment nul, comment il a fait pour ne pas se rendre compte que je craquais pour lui ? Il a bien dû voir qu'il était le seul garçon à qui je parlais ! Ça tombe, il veut sortir avec Sandrine rien que pour m'éviter.

C'est l'horreur, je ne sais pas comment je vais faire en cours pour le regarder en face sans pleurer. Il va sûrement encore faire style de rien, le connaissant. Je n'ai vraiment pas de chances, j'ai l'impression que c'est toujours comme ça. Au collège, déjà, quand un garçon me plaisait je me contentais de le regarder de loin, je souffrais en silence et quand il sortait avec une autre fille, ça me faisait comme un poignard dans le cœur. J'arrivais à tourner la page quelques semaines après mais avec Alex, c'est différent. Je suis sûr que c'est lui l'homme de ma vie, et personne d'autre. Il est tellement beau et sympa ! J'aurais dû me douter qu'il n'était pas pour moi. Je ne le mérite pas, je suis trop moche. Marie voulait qu'on se fasse un ciné ce soir mais j'ai refusé. Pour aller voir un film d'amour ? Et puis quoi encore ! Je n'ai pas envie de sortir, je n'ai pas envie que d'autres gens me voient puisque de toute façon, je ne ressemble à rien. Je ne sais plus ce que je dois faire, c'est horrible. J'avais pensé à me couper les cheveux, mais je sais que je ressemblerai à un mouton. J'ai essayé de m'adapter à ses goûts, j'ai écouté la même musique que lui, j'ai regardé ses films préférés et le truc le plus dingue, c'est que j'ai découvert tout un tas de trucs géniaux que je ne connaissais pas grâce à lui.

En même temps, ça n'a servi à rien. D'un côté, d'avoir fait tout à ça de m'a pas rapproché de lui, de l'autre, je ne pourrais plus m'intéresser à ce qu'il aime sinon je sais que je vais craquer. Je me sens trop mal, vraiment trop mal. Si je m'écoutais, je crois que je me taillerais les veines. De toute façon, tout le monde s'en ficherait de me voir partir. Je ne sais même pas s'il s'en rendrait compte. C'est juste que je ne veux pas imposer ça à ma mère, et puis, je dis toujours aux copines qu'on se relève de tout alors je dois donner l'exemple. J'ai brûlé la photo de classe, la seule que j'avais de lui. Je ne veux plus le voir, plus jamais ! Comment font-ils, dans les films, pour que l'héroïne moche se tape le beau mec ? Dans la vraie vie, ça n'arrive jamais. Je n'en peux plus de cette situation, d'être rejetée sans cesse. Je pensais qu'en enlevant mes bagues, ça irait mieux mais force est de constater que même sans appareil, je suis moche comme un pou. C'est obligé ! Pourquoi les garçons me fuient sinon ? J'ai fait des tas d'efforts. J'ai acheté des jupes, je me maquille. Ma mère me reprochait tout le temps de ne pas être féminine mais maintenant que je le suis, ça ne sert à rien. J'ai des taches de rousseur en plus, le comble ! Elles disparaissent à peine sous le fond de teint. Je fais soixante-cinq kilos pour un mètre soixante, ça veut dire que je dois en perdre quinze ! Là, de toute façon, on va dire que cette nouvelle désillusion m'arrange car je n'ai pas faim alors que je n'ai pas mangé depuis ce midi. Si au moins je maigris, je pourrais devenir belle !

Je croise les doigts pour que Sandrine dise non mais je l'ai bien vue lui faire du rentre-dedans. Cette garce a tout fait pour lui plaire alors qu'elle a bien vu que j'étais toujours avec lui. Ça tombe, elle l'a fait exprès pour me pourrir la vie. Déjà au collège, elle était tout le temps en train de se foutre de moi à cause de mes bagues et de mes cheveux, elle m'appelait "mouton", "chemin de fer" ou "sourire d'enfer", comme la nana du dessin animé. J'en ai plus que marre. Si au moins je n'étais pas aussi moche ! Je n'en peux plus d'être la bonne copine. J'aurais tant voulu que ce soit à moi qu'Alex fasse une demande. Je l'aime et ça me rend malade. Je l'aime à en crever ce mec stupide qui ne se rend même pas compte que j'existe. Je suis désespérée et il ne s'en rend même pas compte. Je crois que je vais lui dire, au point où j'en suis ça ne peut pas être pire. Tant pis si je dois me taper la honte devant les autres, je n'ai plus rien à perdre. J'imagine qu'il va gentiment m'envoyer me faire voir. J'ai l'impression que je vais en mourir, c'est vraiment trop douloureux.

Trompée et larguée, elle veut relever la tête

Jeudi 3 décembre 2009

Amandine a été trompée puis larguée comme une vieille chaussette. Elle nous raconte ce qu'elle ressent et comment elle voit l'avenir à présent.

Toujours garder la tête haute, c'est ma devise ou plutôt c'était. Depuis qu'Arnaud m'a quittée, le monde a changé autour de moi. Je n'ai plus goût à rien et je n'arrive même plus à goûter les petits plaisirs de la vie.

C'est tellement facile de conseiller les copines quand elles se font larguer mais quand ça tombe sur soi, c'est totalement différent. Qu'il est vain de pouvoir prétendre aider quelqu'un quand on ne sait pas ce que c'est ! Ça faisait huit ans qu'on était ensemble. On s'était connus à la fac et notre couple semblait aller parfaitement. C'est peut-être la monotonie du quotidien qui nous a tués, je ne sais pas, je n'arrive pas à trouver de raison. J'ai toujours pris soin de moi, toujours fait attention à lui plaire mais ça n'a pas suffi. Il a fallu que cette autre femme entre dans sa vie, une collègue de bureau, moche en plus ! Quand j'ai découvert cette aventure, la rage de vaincre m'a saisie. J'ai tout fait pour le reconquérir. J'étais même prête à le pardonner mais pour lui, c'était bel et bien fini. Il sortait avec elle depuis deux mois, pour "tester", voir s'il était plus heureux avec elle. A croire que je ne faisais littéralement pas le poids. Je n'arriverai jamais à comprendre ce que les hommes attendent de nous. Je suis pourtant persuadée d'avoir fait le maximum. Là, j'ai vingt-huit ans et j'ai l'impression que ma vie est finie. Mes copines essaient de me faire rencontrer des hommes mais je m'en fiche totalement de ces types ! Pour moi, c'était Arnaud et personne d'autre. Je me voyais faire ma vie avec lui, avoir des enfants, vieillir ensemble. Tous mes rêves d'avenir à deux ont sombrés et avec lui mes espoirs de bonheur.

Depuis qu'il est parti, j'ai l'impression d'être un fantôme. En plus, il a pris avec notre chat et je suis plus seule que jamais. Avec lui à mes côtés, j'avais l'impression d'être forte et magnifique, de pouvoir gérer n'importe quelle situation parce qu'il était là. Maintenant, je me sens comme une moins que rien incapable de gérer sa propre vie. Autour de moi, elles sont toutes en couple, certaines sont mariées avec des enfants. Je me vois devenir une trentenaire célibataire, à la Bridget Jones sauf que le Prince Charmant ne croisera jamais ma route. Je n'arrive même pas à envisager de rencontrer quelqu'un d'autre et de refaire ma vie. Comment est-ce possible avec huit ans d'un bonheur que je croyais parfait ? Jamais je ne retrouverai cette osmose, cette complicité dans chaque instant. Aller d'aventure en aventure, me moquer du lendemain comme me suggèrent mes amies ? Impossible, je ne suis pas comme ça. Je me sens déjà délaissée alors je ne veux pas devenir le jouet sexuel d'un homme pour une nuit ou deux et me construire une réputation de fille facile. Il m'a juste dit qu'il ne m'aimait plus depuis quelques temps et qu'il ne savait pas comment l'avouer. Si seulement il avait eu le cran de me quitter avant de partir avec l'autre, je pense que je me sentirai un peu mieux. Là, c'est juste horrible. Je ne dors plus de la nuit, je fais des cauchemars sans arrêt où je le vois avec sa nouvelle poule en train de rire de moi. J'ai essayé de prendre des anxiolytiques mais ça ne change rien, au contraire, je me sens encore plus angoissée.

Ma vie professionnelle prend un coup également. Je bosse comme assistante de direction dans l'import-export et je n'arrive plus à me concentrer, je fais de graves erreurs. J'ai essayé de prendre un congé maladie mais cette semaine de break a été pire que tout. Au moins, au boulot, je peux tenter de me changer les idées ! Là, j'étais livrée à moi-même, tournant en rond dans notre appart. Les placards sont encore plein de ses vêtements. J'ai mis toutes ses affaires dans un carton que j'ai laissé dans le couloir de l'immeuble. Il ne viendra pas pleurer si on lui vole quelque chose, ce sera bien fait pour lui.

Abandonnée du jour au lendemain après avoir connu l'horreur de me rendre compte qu'il me trompait. Je l'ai découvert parce qu'elle a appelé à la maison pour savoir quand il venait la voir. Il a eu le culot de lui donner notre numéro de fixe et elle d'appeler et de me demander, à moi, quand il viendrait la sauter. J'ai la rage contre cette fille. Je l'avais rencontrée à l'occasion d'un déjeuner avec lui en semaine. Cette hypocrite avait joué les copines alors que déjà ils couchaient ensemble. Si je la recroise aujourd'hui, je crois que je la démolis illico.

Je n'arrive pas à guérir de cette colère et je me retrouve souvent à pleurer nerveusement. Le moindre détail me fait penser à lui, la démarche de quelqu'un dans la rue, une façon de s'habiller ou de rire. J'ai l'impression que tout est fait pour me crier son absence et sa trahison.
A l'heure actuelle, je n'ai qu'une hâte : que le temps passe vite pour que je parvienne à tourner la page. J'ai l'impression que je ne guérirai jamais de cette rupture, que toute ma vie d'avant n'était que mensonge. Qui sait si c'est la première fois qu'il me trompait ? Il a beau m'affirmer que c'est le cas, je ne peux plus lui faire confiance.

Je suis tellement malheureuse à l'heure actuelle que j'ai l'impression que je ne pourrais jamais m'en remettre. Il a détruit ma vie. J'espère qu'elle lui fera subir la même chose pour qu'il comprenne à quel point c'est horrible d'être trompé de cette façon.
Je ne sais pas quand je pourrais relever la tête. Je me sens honteuse, souillée, comme si c'était moi la coupable, comme si c'était moi qui avais été prise en faute. Je le hais maintenant et souhaite ne plus jamais le revoir. J'espère qu'il paiera d'une façon ou d'une autre tout le mal qu'il m'a fait subir.